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Bientôt une banque continentale des femmes d’Afrique à Kinshasa

Désormais, Kinshasa, capitale de la RD-Congo, abritera le siège de la Banque continentale des femmes d’Afrique. Patricia Secke, présidente de l’organisation Africa femmes performantes, l’a annoncé au cours des travaux de la semaine des coopératives de petites et moyennes entreprises organisée du 2 au 8 juillet.
Elle a précisé qu’à partir de la RD-Congo, cette institution bancaire pourra étendre des filiales dans d’autres pays africains. Présentement, la Banque continentale des femmes d’Afrique fonctionne dans un état embryonnaire sous forme d’une coopérative dénommée Coopérative d’épargne, de crédit et d’investissement des femmes d’Afrique et de la Diaspora -COOPEC/IFAD.
Patricia Secke, présidente de l’organisation Africa femmes performantes, séjourne dans la capitale RD-congolaise dans le cadre des travaux de la semaine des coopératives de petites et moyennes entreprises. Au cours d’une séance de travail présidée vendredi 8 juillet dernier, Patricia Secke a annoncé que la ville de Kinshasa abritera, dans les jours qui viennent, le siège de la Banque continentale des femmes d’Afrique et de Diaspora.
A en croire cette dame de nationalité camerounaise, cette idée de créer une institution bancaire propre aux femmes africaines a germé en 2012 sur proposition du Roi Mohamed VI du Maroc, lors de la tenue, dans ce pays, du 5ème Congrès de cette organisation féminine. «C’est le roi marocain, lui-même, qui avait présidé ces assises», a précisé Secke.
Et d’ajouter: «à l’issue d’une autre session de renforcement des capacités sur la concrétisation du projet en 2014 à Washington aux USA, les représentantes de cette structure des femmes africaines ont décidé de placer le siège de la banque en RD-Congo eu égard notamment à sa configuration géographique au centre du continent», a-t-elle expliqué.
D’autant plus qu’à partir de la RD-Congo, cette banque pourra étendre des filiales dans d’autres pays africains. Présentement, elle fonctionne dans un état embryonnaire sous forme d’une coopérative dénommée Coopérative d’épargne, de crédit et d’investissement des femmes d’Afrique et de Diaspora -COOPEC/IFAD.
Ses membres sont regroupés en sept filières notamment agricoles, commerçantes, conservation et transformation, élevage et pêche, prestataires des services et autres filières génératrices des revenus. Toutefois, a dit la présidente, l’organisation a mis sur le marché un produit de beauté appelée «Belle femme performante» qui lui permet de consolider son capital d’investissement en plus du crédit qu’elle attend de la COOPEC-IFAD afin de constituer le fonds de démarrage de la banque. Secke a présenté le produit à l’assistance affirmant qu’il se vend déjà dans plusieurs pays africains.
Ces femmes africaines sont accompagnées dans le projet par les experts de la Conférence panafricaine coopérative -CPC. Il est vrai que, d’une part, il y a le rôle que joue la femme en termes d’ambitions et autres. D’autre part, c’est la volonté des dirigeants de faire en sorte que la femme occupe des postes de responsabilité. Surtout que la majorité de femmes qui votent viennent généralement des petites et moyennes entreprises.
Aujourd’hui, l’organisation précitée totalise sept congrès dont le tout premier s’est tenu en 2009 à Kinshasa où les travaux étaient placés sous le patronage de Marie-Olive Lembe Kabila, épouse du Chef de l’Etat RD-congolais.
Outre les déléguées de la RD-Congo, les femmes venues du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, de la République du Congo, de la France et des USA prennent part à la semaine de Kinshasa qui a pour objectif de sensibiliser les femmes RD-congolaises à adhérer à ce projet.
BIKUG

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