Culture

Moridja Kitenge, Michèle Magema et Pume Bilex sélectionnés pour l’expo internationale

Les artistes visuels qui prendront part à l’exposition internationale de la 12ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain -Dak’art- sont finalement connus. La liste des sélectionnés a été dévoilée mardi dernier à la faveur d’une conférence de presse tenue dans la capitale sénégalaise par Simon Njami, directeur artistique de la présente édition, accompagné d’un des commissaires ainsi que du secrétaire général de la Dak’art, Mahmadou Rassouloulaye Seydi. Au total, 65 artistes venant de 24 pays sont sélectionnés pour l’exposition internationale. Parmi eux figurent trois RD-Congolais qui font la fierté du pays partout ils passent, à savoir: Moridja Kitenge Banza, Michèle Magema et Pume Bilex.
Pendant deux jours, le comité international de sélection s’est réuni pour choisir parmi les 327 dossiers de candidatures reçus entre le 28 octobre et le 30 décembre dernier. Les artistes sélectionnés viennent de 19 pays du continent à savoir: Sénégal, Burkina Faso, Cameroun, Maroc, Kenya, Mozambique, Ghana, Egypte, Afrique du Sud, Nigeria, RD-Congo, Ethiopie, Tunisie, Côte d’Ivoire, Malawi, Soudan, Madagascar, Algérie, Burundi et de cinq de la Diaspora notamment Etats-Unis, France, Italie, Bahamas et Portugal. Comme pays invités d’honneur pour cette 12ème édition, le comité a annoncé le Nigeria et le Qatar. En ce qui concerne la participation RD-congolaise, ses dignes fils et fille porteront, sans nul doute, l’étendard du pays très haut. Car, rappelons-le, deux des artistes RD-congolais sélectionnés ont déjà fait honneur au pays en remportant le prestigieux «Grand prix Léopold Sedar Senghor». Il s’agit de Michèle Magema en 2004 et Moridja Kitenge Banza en 2010. Espérons que les exploits seront réédités cette année à Dakar.
 
Nécessité de rigueur et de coordination
Parlant de son travail à la direction artistique de la Biennale de Dakar, Simon Njami l’a qualifié de «mission impossible réalisable», soulignant qu’il s’agit de «restructurer la biennale, lui donner la dimension qu’elle mérite, c’est-à-dire une dimension réellement internationale, et de professionnaliser les équipes et les structures», a rapporté l’Agence de presse sénégalaise. Simon Njami a rappelé, en outre, qu’une biennale n’arrive pas tous les deux ans, une biennale se travaille pendant deux ans. «Nous avons eu le temps le plus court pour préparer», a-t-il souligné. A en croire le directeur artistique, il y a, pour cet événement panafricain, une nécessité de rigueur et de coordination, une nécessité de programmation. Il a prédit que cette 12ème édition va être un énorme succès qui va changer énormément de choses. «Des commissaires invités dont un Indien, une Coréenne, une Brésilienne, une Camerounaise, un Espagnol, une Italienne, seront là pour venir nous montrer ce qui se passe dans leurs différents pays», a renchéri Simon. Le programme s’annonce donc très riche et varié à travers des manifestations des grandes envergures dans la ville sénégalaise, voire dans plusieurs coins du pays de la Teranga. A cela s’ajoute encore d’autres activités dont un workshop qui se tiendra à une semaine ou dix jours de l’ouverture de Dak’art afin de combler le manque de réflexion critique. Ainsi qu’une formation de médiateurs culturels; un concours d’affiche où chacun sera invité à proposer une affiche en rapport avec le thème: «Ré-enchantement». Cette grand’messe rendra également des hommages à des artistes disparus, ainsi qu’une exposition dédiée aux lauréats du Grand-Prix de la biennale. Un hommage à des artistes vivants, dont Joe Ouakam, est aussi inscrit dans la programmation de cette 12ème édition qui se tiendra du 3 mai et 2 juin 2016. La particularité de la présente édition est la publication de deux catalogues -un sur l’exposition internationale et un autre sur les différents événements structurant le programme. Un livre des actes du colloque qui parlera des nouvelles stratégies et de la façon de se repenser sera également édité. Dans l’entre-temps, le secrétariat général s’active davantage dans les préparatifs de cette fête de la création contemporaine qui reste la principale manifestation africaine dédiée à la création contemporaine. Le SG Mahmadou Rassouloulaye Seydi garde à l’esprit les défis qui sont devant lui. Il tient, avec son équipe, à les relever!
Patrick NZAZI

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