Culture

ASCAD outille les journalistes culturels d’Afrique francophone sur les notions de critique d’art

Sur l’initiative de l’Académie des sciences, des arts, des cultures et des diasporas africaines -ASCAD-, une vingtaine de journalistes culturels d’Afrique francophone se sont retrouvés du 25 au 28 juillet 2016 à Abidjan, en Côte d’Ivoire où ils ont bénéficié, sous la coordination du professeur Yacouba Konate, de quelques notions fondamentales liées à la critique d’art. Véritable renforcement des capacités pour ces chroniqueurs culturels censés disposer des connaissances les plus étendues dans le secteur des arts visuels.  
 
Venus des pays d’Afrique francophone, notamment du Cameroun, de la RD-Congo, du Sénégal, du Burkina Faso, du Congo-Brazza, du Niger et de la Côte d’Ivoire, les professionnels des médias œuvrant essentiellement dans le domaine culturel viennent de bénéficier de nouvelles connaissances de base sur les techniques de critique d’art. Ce qui constitue un véritable renforcement des capacités pour ces chroniqueurs depuis la ville d’Abidjan.
 
Animée par Ramon Tio Bellido, critique d’art et membre de l’AICA/France, et Simone Guirandou, historienne d’art et responsable d’une galerie basée à Abidjan, cette rencontre, coordonnée par le professeur Yacouba Konate, aussi une tête bien connue dans domaine culturel en Afrique comme ailleurs, a permis aux participants de bien assimiler les notions fondamentales dans la rédaction des textes critiques et de développer leurs connaissances dans le secteur des arts visuels.
Partant de la présentation de quelques grandes figures de l’histoire de l’art en Occident, en passant par le langage plastique ainsi que les repères dans l’art moderne et contemporain en Afrique, les journalistes culturels participants ont désormais un aperçu général du domaine des arts visuels, considéré comme base s’agissant les notions de la critique d’art.
 
Explications de Simone Guirandou
L’organisation de ce séminaire tombe à propos au regard des outils indispensables dont doit disposer tout observateur avisé pour bien rédiger un texte critique. En se présentant toujours en face d’une œuvre, quel regard porter sur un tableau? Simone Guirandou a apporté des explications claires et précises aux séminaristes.
Devant un tableau, on est parfois perplexe, reconnait-elle avant de faire savoir que regarder une peinture revient d’abord à la situer dans une période artistique, à la rattacher à une école ou à un mouvement, à la situer dans un contexte historique ou culturel. La compréhension d’une peinture implique un temps d’observance de ce que l’on voit pour mieux faire ressortir les techniques et les matériaux utilisés…
Pour concilier la théorie à la pratique, les participants à ce séminaire international ont visité quelques galeries d’Abidjan dont Cécille Fakhoury et Simone Guirandou.
 
Point de vue de la diaspora
 
En marge du séminaire regroupant les journalistes culturels d’Afrique francophone, une exposition ayant comme titre « Diasporas » a été organisée et consacrée aux œuvres de Pascal Nampemanla -Côte d’Ivoire-Sénégal et N’Guessan Kra -Côte d’Ivoire-France. Sur le lieu, chacun des deux artistes a donné son point de vue.
Utilisant divers médiums, le premier tient compte, dans son travail, de l’évolution de nouvelles technologies. Raison pour laquelle, il s’en sert avec beaucoup plus de dextérité. Pascal Nampemanla se définit comme étant un artiste généraliste. Il présente à cette occasion une série de vidéos accompagnée de quelques dessins pour donner sa voix. «Si un journaliste prend position par rapport à un événement ou une situation, pourquoi pas moi en ma qualité d’artiste?», s’interroge-t-il.
Alors que son ainé, N’Guessan Kra, lui, reste un penseur de tradition. Il se considère comme un archéologue. Généralement, avec ses différentes installations, N’Guessan, un des précurseurs du mouvement «Vohou-vohou», soulève une remise en question de l’homme en rapport avec ce qu’il est. Cette fois-ci, avec ses tableaux exposés à la Rotonde des arts contemporains d’Abidjan, il porte son regard sur différents sujets de l’heure.
 
Honneur à la civilisation africaine
 
En étant, par ailleurs, une société savante indépendante, l’Académie des sciences des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas africaines est un organisme public spécial, rattaché à la Présidence de la république ivoirienne. A ce titre, elle est placée sous la haute autorité du Président de la république.
 
L’ASCAD regroupe une brochette de scientifiques, de philosophes, d’écrivains, d’artistes, de créateurs et d’inventeurs dont les œuvres honorent la civilisation africaine et participent au développement socio-économique, ainsi qu’au rayonnement de la Cote d’ivoire, de l’Afrique et des diasporas africaines. Elle couvre cinq domaines de compétence dont les sciences exactes, les sciences naturelles, la lettre et les sciences humaines, les sciences sociales ainsi que les arts et la culture.
 
Patrick NZAZI
 

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