Culture

Les critiques cinéma africains se fixent rendez-vous au Maroc

Environs une vingtaine de journalistes et critiques africains du cinéma sont attendus du 28 octobre au 30 octobre prochain à Zagora, une ville marocaine. Il s’agit de la convocation du 2ème Congrès panafricain de la Fédération africaine de la critique cinématographique -FACC. Cela après plusieurs années silencieuses dont fait montre cette association visant le rayonnement du cinéma africain.
Parmi les pays attendus il y a également la RD-Congo qui, via l’association CINECURE, a déjà choisi son représentant. C’est le confrère Marcel Mayoyo, journaliste-reporter à Radio Okapi qui prendra part aux travaux.
Bilan de l’actuel bureau, présentation et vote des nouveaux statuts; élection du nouveau bureau et projets du nouveau bureau. Ce sont là les grands points inscrits à l’ordre du jour lors du Congrès de Zagora tel qu’annoncé par le Sénégalais Baba Diop en sa qualité de président de l’actuel bureau de la FACC et en vertu du mandat qui lui a été donné en mars 2009 à Ouagadougou, au Burkina Faso. Voilà pour une seconde fois, les membres de la Fédération panafricaine du cinéma vont se rassembler.
Le cadre choisi pour l’organisation de ce deuxième congrèsest le Maroc. Ce, à l’occasion de la tenue du Festival international du film transsaharien de Zagora, du 27 octobre au 1er novembre 2015, dans le Royaume chérifien.A travers cette rencontre, les critiques cinéma assermentés, reconnue par la FACC, participeront au vote public et démocratique qui sanctionnera les décisions du congrès.
Outre ces travaux, les participants -ainsi que les confrères et critiques marocains hôtes de l’événement- seront impliqués pour la rédaction et confection de deux numéros du Bulletin Africiné Zagora. Déjà, le comité de relance des activités de la FACC a fait un travail très important, constate-t-on. Présidé par Justin Ouoro, avec Martial Ngeua, Claire Diao, Kiné Sène, DjiaMambu, Samir Ardjoum, MwendawaMicheni, EsperaDonouvossi, cette équipe s’est décidée, depuis février 2014, de faire bouger les choses.
Belle option qui tient à la renaissance de la Fédération africaine de la critique cinématographique. «Cependant, l’urgence est à avoir un nouveau bureau qui aura latitude de convoquer au besoin le comité de relance -qui n’a pas communiqué sur le forum, par choix et pour efficacité», laisse entendre un des membres de la fédération.
Et, les préparatifs vont bon train. Certains membres proposent même quelques orientations. A titre illustratif, que chaque association nationale se dote d’un site web en lien direct avec le site africain pour que les activités des membres puissent être consultées directement sur le site webd’Africiné. D’autres évoquent leurs expériences dans l’organisation des résidences en écriture, critique et la création de ciné-clubs dans certains établissements scolaires pour enfin susciter aux élèves d’embrasser les métiers du cinéma et impliquer en même temps les autorités du pays.
Car, estiment-ils, par le cinéma une autre éducation est possible. Ce qui atteste que ce 2ème congrès sera riche en échange et partage entre membres. En outre, c’est sous l’instigation et la coordination de MahrezKaroui que cet événement a lieu grâce évidement àAziz Khouadir, directeur artistique du Festival de Zagora, qui a bien voulu accueillir ces travaux, ainsi que Khalil Damoun, président de la Critique marocaine.
 
S’agissant, par ailleurs, du délégué RD-congolais à ces travaux, une controverse règne autour de la désignation. Si CINECURE, une association regroupant quelques critiques cinéma et journalistes culturels, a opté pour un de ses membresen la personne de Marcel Mayoyo, journaliste-reporter à Radio Okapi, l’association congolaise des critiques cinématographiques -ACCC- ne le digère pas. Elle pense donc à une autre désignation.
«La RD-Congo sera bel et bien présente aux rencontres du Maroc mais avec l’Association congolaise des critiques cinématographiques, vu son expérience au côté de la FACC dès sa création». C’est l’essentiel du courriel adressé à la plateforme d’Africiné par un des animateurs de l’ACCC. La réaction de la FACC n’a pas tardé. «En dépit de l’investissement historique de l’ACCC, il n’y a pas eu de réponse et nous devions aller vite et concrètement -les délais sont proches», tranche-t-elle. En clair, c’est la désignation de CINECURE qui a pris le dessus. Le nom de son représentant -Marcel Mayoyo- figure sur la dernière liste qui est presque prête. La plateforme d’échange des  mails d’Africiné dit tout. 
 
Patrick NZAZI
 

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