Culture

«Kinshasa société et culture» porté sur les fonts baptismaux

Jacques Fumunzanza Muketa
Banza Mukalayi, ministre des Sports, Culture et Art, vient de porter sur les fonts baptismaux un ouvrage intitulé «Kinshasa société et culture», une œuvre écrite par le RD-Congolais Jacques Fumunzanza Muketa et édité par l’Harmattan.  Dans ce deuxième volume, l’auteur a cette fois-ci décrit d’une façon cohérente la passion de vivre des Kinois -la civilisation, la religion, la diversité ethnique, le mode de vie, la culture, la musique…  A travers cette deuxième publication, l’auteur parle de la particularité de Kinshasa.
Pour lui, ce livre tombe à point nommé parce qu’il permet à tous les chercheurs de se familiariser avec la culture kinoise. Hormis le fait d’être une vraie rencontre entre l’auteur et les Kinois, ce chef-d’œuvre permet également la transmission et la conservation des connaissances qui contribuent à la formation d’autant plus que la reconstruction du pays passe par la formation des hommes.
Evoquant la différence entre les deux volumes de cet œuvre signé Fumunzanza, le professeur Yoka Lye Mudaba, Directeur général de l’Institut national des Arts -INA-, a indiqué que le premier volume, publié il y a cinq ans avec 300 pages, a décrit Kinshasa d’un quartier à l’autre. Une façon pour lui d’inviter les chercheurs à une promenade à travers les 24 communes de la ville de Kinshasa. Il avait connu un grand succès, a-t-il poursuivi. Par contre, dans le deuxième, de 330 pages, l’auteur a mené une étude approfondie d’une manifestation de la culture kinoise.
«Cet œuvre d’esprit décrit les ethnies, la multitude de langues, la littérature, la gastronomie, le sport… C’est vraiment une vraie rencontre entre l’auteur et les Kinois. Une façon de rendre cohérent le mode de vie de ces derniers», a expliqué le professeur Yoka  avant d’ajouté que Fumunzanza a fait une présentation de la ville de Kinshasa. S’agissant de la conviction de cet ouvrage, le professeur Kalangila, Directeur de L’Harmattan RD-Congo et éditeur de «Kinshasa Société et culture», a fait savoir que la reconstruction de la République passe par la formation des hommes. Donc, ce nouveau-né dans le monde littéraire est un moyen de transmission et de conservation des connaissances qui contribue à cette formation. Il permettra aux formés de se prendre en charge.
Pour ce qui est du vernissage de ce livre, il a indiqué que ce livre est disponible au siège de L’Harmattan, à Kinshasa sur Nyangwe dans la commune de Lingwala. Père Léon de Saint Moulin a quant à la lui donné les caractéristique de cette œuvre. A l’en croire, dans le premier volume publié il y a cinq ans, l’auteur a traité le fonctionnement et organisation de Kinshasa. Dans le deuxième, le plus difficile a été de réaliser et de définir un fil conducteur. L’auteur a créé une série de chapitres. Dans les 14 chapitres, Fumunzanza en a privilégié trois consacrés essentiellement à Kinshasa, religion et réseau d’enseignement.
Comme première qualité de ce livre, Léon de Saint Moulin a précisé que depuis longtemps, les Kinois sont capables de grands efforts et sont tout à fait mobilisables. Ici, l’auteur montre une autre qualité qui est le résultat d’une recherche persévérante de plusieurs années. Quant aux traits de chef-d’œuvre, ce père catholique a fait savoir que comme le précédent, le procédé de ce deuxième volume est la rencontre. A titre illustratif, dans le premier paragraphe du chapitre, le plus long, avec 61 pages, l’écrivain a parlé du bouleversement de la ville avec l’arrivée de Stanley.
Il a également abordé l’analyse de logement, de lien traditionnel, le problème du mariage, ethnique… Dans le deuxième chapitre consacré à la religion, il a insisté sur le fait que toutes les religions ont connu de transformations. Le troisième, consacré à l’enseignement, était le plus facile à écrire vu la documentation abondante. Ici, l’auteur a évoqué entre autres la contestation estudiantine qui est l’explosion d’une nouvelle façon d’éducation. Dans le quatrième, il a traité de l’architecture. Une façon d’inviter à une promenade à travers la ville pour s’imprégner des réalisations contemporaines audacieuses.
Dans ce livre, Fumunzanza a aussi consacré un chapitre aux médias pour évoquer le rôle de ces derniers depuis l’époque coloniale jusqu’à ce jour. Constat: à l’heure actuelle, les médias ne dépendent que des nouveaux médias qui, eux, à leur tour, tentent de les ravirent. Egalement, il y a dans ce même ouvrage, deux chapitres consacrés à la musique. Banza Mukalay s’est réjoui du fait qu’il a été désigné pour baptiser cette œuvre. Occasion pour lui de féliciter l’auteur et de témoigner de la joie et le plaisir éprouvés en assistant à cette manifestation.
Prenant la parole, Fumunzanza s’est exprimé en ces termes: «Ce livre est celui des kinois qui créent et inventent une nouvelle société humaine. En écrivant ce chef-d’œuvre, j’ai mené une étude approfondie d’une manifestation culturelle kinoise. J’ai parlé des langues parlées et également fait une présentation objective de quelques croyances kinoises. J’ai aussi mis en exergue tous les artistes -acteurs, modélistes, écrivains, religion-. Donc, tout mon savoir-faire. Pour lui, Kinshasa est belle comme une femme», a expliqué l’auteur.
Sandrine N’TSHIRI

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