Culture

FICKIN 2016, plus de 40 films à l’honneur

Ce rendez-vous reste par ailleurs un festival annuel et se galvanise d’abord autour des projections de films internationaux avec un accent sur ceux d’Afrique, avec un laboratoire de formation aux métiers de cinéma
Loin de s’arrêter à mi-chemin, la société Bimpa production poursuit sa noble vision, celle de faire rayonner le cinéma RD-congolais à travers le monde grâce à une rencontre annuelle organisée au pays. Il s’agit du Festival international du cinéma de Kinshasa -FICKIN-, dont la 3ème édition aura lieu du 5 au 9 juillet prochain à l’Institut français de Kinshasa, Halle de la Gombe. Une quarantaine de films, tout genre et venus de partout, seront à l’honneur cette année avec comme particularité la présence des partenaires artistiques internationaux, entre autres le Festival Interfilm d’Allemagne.
A quelques jours du lancement de la 3ème édition du Festival international du cinéma de Kinshasa, le comité d’organisation double d’efforts pour offrir un bel événement au public RD-congolais, particulièrement aux cinéphiles habitants Kinshasa. Les préparatifs vont bon train, apprend-on de Tshoper Kabambi, réalisateur, producteur et coordonnateur du FICKIN. La programmation est déjà connue.
Le public va découvrir des films tout genre -court et long métrage, documentaire, fiction, film expérimental- pour la plupart destinés essentiellement aux projections dans des salles et non pour la diffusion à la télévision. Restant une rencontre cinématographique qui se veut à la fois professionnelle et populaire qui va à la rencontre du public, FICKIN vise à rendre des films accessibles au plus grand nombre de la population RD-congolaise.
Un défi que Tshoper et sa bande tiennent à relever. Plusieurs pays prendront part à cette 3ème édition. Parmi lesquels, la RD-Congo, le Congo-Brazzaville, la France, la Chine, le Madagascar, la Réunion, le Sénégal, les USA, l’Estonie, la Grèce, la Russie, l’Allemagne, etc. Le public sera alors bien servi, du 5 au 9 juillet, avec des films de qualité du point du vue contenu, aspect artistique.
C’est le cas notamment «Kin la belle», documentaire de Cecilia Zoppelleto; «The Kid» de Charlie Chaplin; «Congo! Les crimes oubliés», documentaire de Gilbert Balufu; «S.O.S», fiction de Tshoper Kabambi; «Ame noire» d’Armel Pululu; «Coach» de Ben Adler…«Haraka» de Jonathan Noir; «Cocaïne Light» de Patrick Kuba. Faute de contraintes budgétaires, seuls les réalisateurs du Congo-Brazza assisteront aux projections, a confié le coordonnateur du FICKIN, dans un entretien exclusif accordé à «AfricaNews» qui poursuit en même temps que cela ne constitue pas un réel obstacle pour la tenue du festival. Les prix seront au rendez-vous cette année comme c’est le cas.
Entre autres, le prix du meilleur film FICKIN; le prix du meilleur scénario; meilleur rôle masculin et féminin; meilleur son; meilleure image; et meilleur montage. Un moyen d’encourager ceux qui font du bon travail. Plusieurs partenaires notamment des festivals de cinéma, écoles de cinéma se sont joints à l’équipe du FICKIN, a poursuivi la même source. Tout doucement cette rencontre initiée par Bimpa production devient une vitrine de l’industrie cinématographique RD-congolaise à travers le monde.
L’émergence du cinéma
Contrairement aux deux précédentes éditions du Festival international du cinéma de Kinshasa, cette 3ème édition ne se déroulera qu’à l’Institut français de Kinshasa. La place Echangeur à Limete n’abritera pas ce rendez-vous cinématographique comme dans le passé. A en croire le comité organisateur, ce changement se justifie à deux volets. Cela fait suite, d’abord, par les contraintes budgétaires. Ensuite, le festival ambitionne faire découvrir à l’ensemble de la population RD-congolaise des belles œuvres cinématographiques en organisant simultanément le FICKIN dans plus ou moins quatre villes du pays, à savoir: Kinshasa, Matadi, Lubumbashi et Bukavu.
D’où, il serait important de travailler avec les réseaux déjà existant de l’Institut français. Cette expérience sera mise en pratique dans la prochaine édition, a rassuré Tshoper Kabambi qui croit à l’émergence du 7ème art de son pays, la RD-Congo. Pour y arriver, les bases sont posées pour une pérennisation du FICKIN, l’une des vitrines du cinéma RD-congolais. Ce, grâce au renforcement des partenariats artistiques notamment avec le Festival Clermont Ferrant, Interfilm.
Le souci majeur de Tshoper est de voir ce festival rester dans le temps et dans l’espace. «Dans les prochaines années, les gagnants des prix bénéficieront peut-être des bourses d’études dans des écoles d’art en Allemagne, France et Belgique, ainsi que des chèques pour financer leurs prochains films», a révélé le coordonnateur du FICKIN, précisant que l’avenir du cinéma RD-congolais est sur la bonne voie. Il a confirmé que le cinéma existe en RD-Congo et ceux qui font les films existent aussi.
En outre, FICKIN reste, par ailleurs, un festival annuel et se galvanise d’abord autour des projections de films internationaux avec un accent sur ceux d’Afrique, avec un laboratoire de formation aux métiers de cinéma. Il se veut ainsi donc une plateforme de diffusion des films du monde, aussi une autre forme d’approche.
Patrick NZAZI

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fermer
Fermer