Culture

Banza Mukalayi sera inhumé ce dimanche

La nation RD-congolaise rend des hommages, depuis jeudi 19 mai, au ministre de la Culture et arts, Baudouin Banza Mukalayi Nsungu, décédé samedi 14 mai dernier à la Clinique Ngaliema Center. De la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire où le corps de l’illustre disparu a été gardé jusqu’au Palais du peuple, lieu d’exposition, un moment difficile et douloureux a régné avant le départ pour Lubumbashi. La famille, les personnalités politiques… les hommes de culture sont restés inconsolables. Tous, ils gardent de bons souvenir de l’autorité morale de l’Union pour le développement du Congo -UDCO- qui était, en croire certains témoignages, un unificateur et surtout un homme plein d’humilité.  
 
D’abord, à Kinshasa, des hommages officiels dignes et honorables d’un homme d’Etat de surcroit ont été rendus à Banza Mukalayi Nsungu avant que sa dépouille soit conduite, dans les petites heures du matin de ce vendredi, à Lubumbashi, ville qui l’a vu grandir et lieu de son inhumation qui interviendra dimanche 22 mai. Jeudi 19 mai, plusieurs personnalités du pays associées à la crème intellectuelle ont témoigné leur affection vis-à-vis du ministre décédé. C’était au cours d’une cérémonie funéraire en présence du Président de la République Joseph Kabila accompagné des présidents de deux Chambres du Parlement, du Premier ministre, des députés et sénateurs, des membres du gouvernement et des animateurs d’autres institutions de la RD-Congo.
Dans son oraison funèbre, le ministre de la Santé publique, Félix Kabange Numbi, a indiqué que le pays vient de perdre un homme de paix. Car, a-t-il dit, Banza Mukalayi est resté constamment homme du peuple tout en ayant un sens intellectuel et humanisme très élevé.
«Homme politique de grande expérience, Banza Mukalayi donnait toujours son point de vue aux différentes questions de l’heure. Et, il a continué à le faire même dans son lit d’hôpital», a fait savoir Félix Kabange qui a assisté aux derniers moments de Banza Mukalayi sur cette terre en sa qualité du ministre en charge de la Santé, censé suivre de près l’état de santé de son collègue et grand frère issu de l’ancienne province du Katanga.
 
La dernière apparition en public de Banza Mukalay qui remonte lors des obsèques de Papa Wemba, il y a quelques semaines, n’échappe personne. Ce qui a poussé le ministre de la Santé publique, Félix Kabange, à affirmer que Banza Mukalayi a pleuré le roi de la rumba RD-congolaise moderne avec toute son énergie. Il a donc consacré son temps et son savoir-faire pour la réussite de ses obsèques jusqu’au point d’oublier que son état de santé qui était fragile. «Tout homme est mortel…laissons la place au destin s’accomplir», disait souvent le ministre Banza, comme l’a fait remarquer docteur Kabange Numbi.
 
Une intelligence remarquable
 
Partout où le patron de l’UDCO est passé, sa dextérité et son dévouement n’échappaient personne, a reconnu le ministre de la Santé publique. A titre illustratif, il a évoqué le cas du Bureau politique de la Majorité présidentielle -MP- qui en a beaucoup bénéficié. Là, les interventions concises et pertinentes de Baudouin Banza entraient dans le droit chemin de sa famille politique. Raison pour laquelle, le Secrétaire général de la MP, Aubin Minaku, a clairement indiqué que la disparition de Banza Mukalayi Nsungu est une perte pour ce regroupement politique. Le SG Minaku reconnait à l’autorité morale de l’UDCO un esprit d’alerte et plus pragmatique dans sa démarche.
Banza Mukulay a toujours combattu pour l’unité et l’émergence de son pays, la RD-Congo, s’est exprimé ainsi un de ses fils. Ce dernier a aussi loué l’intelligence remarquable de son père. Les enfants Banza comptent demeurer sur cette lancée en poursuivant notamment le combat ainsi que la démarche pacifique menée par leur défunt père en faveur de son pays.
 
Le ministre de la Communication et médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga a, pour sa part, gardé le sens d’unificateur dont faisait preuve Banza Mukalayi. «Notre cher collègue Banza n’a pas fait de sa maladie -le diabète- un mystère…», a-t-il conclu.
 
Patrick NZAZI
 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fermer
Fermer