Culture

A travers un film documentaire, Laura Kutika et Ne Kunda Nlaba retracent la vie d’Abeti Masikini

Abeti Masikini, sa musique et ses œuvres ne cessent de faire l’objet de plusieurs recherches. «Abeti Masikini: combat d’une femme», c’est le titre de ce documentaire qui retrace la vie de cette célèbre chanteuse RD-congolaise disparue à fleur de l’âge. Projeté mercredi 17 janvier 2016 au Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa -CWB-, ce film est écrit par Laura Kutika et Ne Kunda Nlaba. Durant presque 1 heure, les spectateurs ont découvert la vie et les œuvres musicales de la diva de l’ex-Zaïre. Pour agrémenter la soirée, l’orchestre Tension 5 s’est fait le plaisir de chanter Abeti Masikini.
 
Selon ces deux auteurs, ce documentaire qui offre un passionnant voyage à travers la vie d’Abeti Masikini, affectueusement appelée La Tigresse aux griffes d’or, est l’adaptation de l’ouvrage «Abeti Masikini, la voix d’or du Zaïre» rédigé par Berthrand Nguyen Matoko, connu sous le pseudo de Bébé Matoko, attaché de presse de cette défunte artiste musicienne qui a fait connaitre le Zaïre culturellement par ses albums, dont «Souvenir » et «En colère».
Ce film met également en exergue le droit de la femme. Car, selon les auteurs, Abeti était actrice de sa vie, combinant la vie familiale et professionnelle, exerçant son talent en partant du principe que l’essentiel est d’être bien dans sa peau. Une façon de conscientiser les femmes et les aider à s’émanciper déjà à l’époque.
Dans sa musique, cette deuxième vedette africaine après le Seigneur Tabu Ley, à pouvoir chanter à l’Olympia de Paris, le 19 février 1973, a exploité tous les sujets de la vie courante, notamment la place et le rôle des femmes dans la société. «Cette femme qui voulait à tout prix réaliser son rêve de chanteuse, connaitra déceptions, rejets et échecs. D’abord parce que c’était une femme, ensuite à cause de son accent et cette voix si particulière qu’elle avait, mais surtout de sa musique qui n’avait rien à voir avec celle des autres chanteuses. Abeti Masikini fera alors de sa particularité, sa force, un plus dans ce monde musical. A la fin, sa détermination, son audace et son amour du travail feront d’elle une icône internationale», indiquent les auteurs dudit documentaire.
Abeti Masikini, patronne de l’orchestre «Les redoutables d’Abeti» est née dans une famille bourgeoise en 1954 à Kisangani. Fille de Marie Masikini et Jean-Pierre Finant, député national et premier gouverneur de la Province Orientale. Alors qu’elle avait 17 ans, Abeti commence sa carrière musicale et monte son premier groupe avec son frère guitariste Jean Abumba. Elle fut une grande diva du pays. Abeti Masikini a préféré le Soukous, Afro-pop, Blues, et Folk comme styles musicaux. Elle a largement contribué à populariser le soukous comme en témoigne sa célèbre interprétation, «Je suis fâché», un titre composé par le Camerounais Georges Seba.
 
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