Culture

6 ans de carrière solo, Fred Kabeya enflamme la Tshangu

Resserrer les liens avec ses compères de la Tshangu, c’est la grande motivation de ce concert qu’a livré l’artiste musicien RD-congolais Fred Kabeya, mardi 17 mai dernier à l’espace Arts en actions au Quartier 7 de la commune de N’Djili. C’était à l’occasion de ses 6 ans de carrière solo que l’artiste a communié avec le public de sa commune natale. Ce, grâce au partenariat de L’ASBL «Ciel BLEU»; «Arts en action», Collectif SADI et d’«Art d’ici».
A travers ce concert de 6 ans de carrière solo, Kabeya Lusi Freddy dit Fred a voulu honorer son district de la Tshangu, ce coin de la ville province de Kinshasa qui l’a vu naitre, grandir et qui l’a ensuite accepté comme artiste. C’était aussi une façon pour lui de présenter son menu, avec son style «Mumes», entendu mélange de plusieurs styles à sa commune natale. A en croire son manager Elite-Flora Gatanga, sur le plan technique, «Mumes est une musique qui existe déjà sauf qu’auparavant, elle n’avait pas été explorée de cette manière atypique par les précurseurs. Fred Kabeya, pour sa part, s’est approprié totalement de cette musique à travers ses créations composées de la mixture entre autres du mutswashi, de la rumba RD-congolaise, du ndombolo, du funk, du makossa, de la salsa, du latino, de la RNB, du slow, du blues et musiques folkloriques du Congo profond exploitées au choix tout en imposant son originalité dans ce courant dit «autre musique». Aussi en accordant plus de place à la percussion et au dialogue des guitares accompagné d’un synthétiseur et d’un xylophone», explique le manager. Et de poursuivre : «sur le plan thématique, Fred kabeya professe, volontiers, deux formes d’expression à savoir le réalisme de l’observateur attentif d’une société quelque part déboussolée et qui cherche de nouveaux repères et aussi une vision poétique, symbolique des choses, de manière élégante de voiler le thème et de jouer à cache-cache avec le public. Il faut alors de la réflexion pour décortiquer Fred Kabeya».
Cette représentation de plus d’une heure a connu pratiquement 10 chansons propres à l’artiste. Il s’agit de Kimia, Sikoyo, Shegué, Pélagie, Ne touche pas à ma maman, Zola nge, Mon jour, Jeu d’enfants, Lolango et Grand amour. Avant de clôturer cette fête, Kabeya n’a pas manqué de rendre un hommage à Papa Wemba et au ministre de la Culture et Arts, Baudouin Banza Mukalay Nsungu.
Par ailleurs, l’artiste, visiblement poétique, sensible et très patriotique est resté attentif à ce qui se passe dans son pays particulièrement à Beni au Nord-Kivu. «Nous ne voulons pas de ça, nous condamnons avec la dernière énergie ces hécatombes et nous sommes de cœur avec nos frères de Béni. L’artiste ne doit pas se taire, nous le décrions».
René KANZUKU

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