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Victimes des Casques bleus: le MRJCO réclame un deuil na-tional

Le bras de fer n’en finit pas entre la MONUSCO et les organisations de la Société civile RD-congolaise. Et les partis politiques entrent aussi en danse pour former un front commun contre ce qu’ils qualifient d’une force qui a lamentablement échoué sa mission de sécuriser et protéger les civils.

Dans une déclaration faite jeudi 4 août 2022 à Kinshasa, le président national du Mouvement de réveil de la jeunesse congolaise -MRJCO-, Me John Mbaya Ntita, salue la décision du gouvernement RD-congolais d’expulser le porte-parole de la MONUSCO, Mathias Gillmann, de la RD-Congo.

Il estime que cette décision est partielle et que toute la mission onusienne devrait immédiatement quitter la RD-Congo pour avoir massacré les populations civiles RD-congolaises. Aussi, John Mbaya invite le gouvernement de la République à organiser le deuil national pour les 34 victimes de la mission onusienne enregistrées à l’Est du pays lors des manifestations hostiles à la MONUSCO et la fusillade perpétrée à Kasindi. Ci-dessous, la déclaration du MRJCO.


Déclaration du MRJCO

Le Mouvement de réveil de la jeunesse congolaise, -MRJCO- en sigle, parti politique soutenant les actions du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et membre de l’Union sacrée de la Nation suit avec une attention particulière la situation préoccupante qui prévaut en RD-Congo aux plans sécuritaire. C’est la raison pour laquelle, dans le cadre de jouer son rôle de parti politique, il a donné sa position sur la fusillade non justifiée de la MONUSCO dimanche 31 juillet à Kasindi et les manifestations hostiles à la MONUSCO.

C’est avec une très grande indignation, consternation et déception que le MRJCO a appris la mauvaise nouvelle de la fusillade perpétrée par des Casques bleus de la MONUSCO au poste frontalier de Kasindi pendant que les manifestations populaires réclamant le départ de la MONUSCO continuent dans le sang.

Comme vous le savez, à l’issue de la réunion de crise consécutive aux manifestations contre la MONUSCO et aux incidents tragiques survenus au poste frontalier de Kasindi, présidée par le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le lundi 1er aout 2022 dans la soirée à la Cité de l’Union africaine à laquelle ont participé les présidents des deux Chambres du Parlement, le Premier ministre ainsi que les membres de la Commission spéciale du gouvernement déléguée dans le Nord-Kivu, le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya Katembwe a rendu public un communiqué officiel.

Le bilan officiel revu à la hausse est regrettable et révoltant. «Dans son rapport, la Commission spéciale conduite par le vice-Premier ministre de l’Intérieur et Sécurité, Daniel Aselo, a donné un bilan humain de 36 morts dont 13 morts à Goma, 13 à Butembo parmi eux 4 Casques bleus, 4 morts à Uvira, 3 à Kanyabayonga et 3 dans la fusillade à Kasindi. 170 blessés ont été dénombrés», a rapporté le porte-parole du gouvernement.

MRJCO est consterné et condamne avec la dernière énergie cette fusillade intervenue dans la brutalité de ces Casques bleus qui se comportent en RD-Congo comme en terre conquise et les tirs sur les populations civiles lors des marches réclamant le départ de la MONUSCO.

Le MRJCO porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que les missions dévolues à la Mission des Nations unies pour la stabilisation au Congo -MONUSCO-, dans le cadre de maintien de la paix en rapport avec le chapitre 7 de la Charte des Nations unies, consiste, entre autres, à protéger les civils et leurs biens, et d’appuyer les autorités congolaises à asseoir l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national et appuyer les FARDC pour neutraliser tous les groupes armés qui opèrent en RD-Congo et qui sont à la base de plusieurs violations des droits de l’homme, je cite les crimes de guerre, de génocide et crime contre l’humanité, caractérisés par les massacres des populations civiles contraignant ces dernières aux déplacements massifs pour sauver leurs vies, les pillages des ressources naturelles de la RD-Congo.

Aujourd’hui, le MRJCO constate avec regret que la MONUSCO a failli à sa mission et devrait hic et nunc plier bagage. Le porte-parole de la MONUSCO a été le premier à déclarer que la MONUSCO et les FARDC n’ont pas de moyens conséquents pour combattre les terroristes du M23 appuyés par le Rwanda.

Cette déclaration a été considérée comme un aveu d’échec de la MONUSCO par le gouvernement congolais. Et la population qui subit les affres de la guerre a vite compris le jeu et a demandé à la MONUSCO de quitter la RD-Congo. Ce qui a provoqué les marches de protestations contre la Mission onusienne à Goma, Beni, Butembo, Uvira et dans d’autres grandes agglomérations des provinces du Nord et Sud-Kivu. Le MRJCO voit dans le comportement de la MONUSCO un sentiment de vouloir créer l’insécurité en RD-Congo pour perpétuer sa présence inutile alors qu’elle s’est déjà déclarée inefficace et signé les accords avec le gouvernement axé sur le Plan de retrait progressif de ses troupes en RD-Congo jusqu’en 2024.

C’est ici que le MRJCO salue la décision du gouvernement de réévaluer cet accord pour accélérer le retrait de la MONUSCO du territoire congolais en toute urgence pour éviter d’autres affrontements avec les populations meurtries car le bilan établi montre qu’il n’y a pas de différences entre les tueries perpétrées par les Casques bleus de la MONUSCO et celles des agresseurs et groupes armés sur les civils. Le MRJCO appelle le gouvernement congolais à décréter un deuil national pour les victimes de la brutalité des Casques bleus de la MONUISCO.

Fait à Kinshasa, le 04/08/2022

Me John MBAYA NTITA

Président National     

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