
L’Université des sciences de l’information et de la communication -UNISIC- accueillera, le 4 avril prochain, la soutenance de thèse de doctorat du Chef de travaux Fabrice Akaa Lukangi. Intitulée «Communication politique et révision constitutionnelle en République démocratique du Congo: Analyse des modes de prise de position du public», cette recherche propose un éclairage scientifique sur un débat qui sature l’espace public RD-congolais.
Loin des invectives des plateaux de télévision, l’étude de Fabrice Akaa Lukangi dissèque les mécanismes profonds qui poussent un citoyen RD-congolais à approuver, contester ou questionner un projet de réforme constitutionnelle. Des réseaux sociaux aux «Parlements debout», le chercheur explore toutes les facettes de l’alignement citoyen. L’objectif central du chercheur est compris si ces prises de position sont le fruit d’une analyse rationnelle, d’une influence médiatique ou de pesanteurs sociopolitiques.
Un jury de haut vol pour une épreuve de rigueur
Pour valider la pertinence de cet apport scientifique, l’UNISIC a mobilisé un jury que les observateurs qualifient déjà de «costaud». La séance sera présidée par le Professeur ordinaire Eddy Tambwe Kitenge, figure de proue des Sciences de l’information en RD-Congo. Le candidat devra convaincre ses pairs, notamment son promoteur, le Professeur Émérite Paul Okomba Wetshisambi, ainsi que les membres effectifs tels que les Professeurs Godefroid Elite Ipondo, Fidèle Makiese -Secrétaire- et Dieudonné Tebangasa de l’UCC.
Théories, méthodes et techniques seront passées au peigne fin pour garantir que les conclusions du chercheur résistent à l’épreuve de la vérité scientifique. L’annonce de cette soutenance arrive à point nommé. Dans un espace public dominé par la rumeur et le positionnement partisan, le travail d’Akaa Lukangi promet d’offrir une boussole académique nécessaire. Le public et la communauté universitaire devront «prendre leur mal en patience» jusqu’au 04 avril prochain. Mais une chose est sûre: ce jour-là, la science reprendra ses droits sur la passion politique.
Hénoc AKANO



