
Douze mois après son entrée au gouvernement Suminwa II, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a présenté lundi ses réalisations, axées sur le renforcement des institutions et la justice transitionnelle, dans un contexte de dégradation sécuritaire dans l’est de la République Démocratique du Congo.
Mbemba met en avant la «redynamisation» des divisions provinciales des Droits humains, longtemps à l’arrêt. Selon son ministère, des travaux de construction, de rénovation et d’équipement ont été entrepris à Mbuji-Mayi, Kananga, Matadi, Kenge, Bunia et Mbandaka. Ces divisions doivent assurer une mission de veille, d’alerte et de médiation, et accompagner les populations dans la dénonciation des violations. Un programme de renforcement des capacités des chefs de divisions et agents provinciaux a été lancé, précise le ministère.
Autre axe revendiqué: la justice transitionnelle. Le ministère dit travailler à l’identification des victimes de violations graves dans plusieurs provinces accessibles, en complément du Fonds national de réparation des victimes (FONAREV). La démarche repose sur quatre piliers – vérité, poursuites judiciaires, réparation et garanties de non-répétition – avec l’objectif de «restaurer la dignité des victimes et favoriser la réconciliation nationale», selon le ministre.
Dans un pays où l’accès à l’administration reste difficile, Mbemba insiste également sur une administration de proximité, chargée de recevoir toutes les catégories de victimes – femmes, travailleurs, consommateurs, personnes vulnérables – et d’orienter leurs dossiers. Le ministère s’inscrit, selon lui, dans une approche transversale du gouvernement Suminwa II, en lien avec le ministère du Genre, Famille et Enfant de Micheline Omba et celui des Affaires sociales d’Eve Bazaiba.
Concrètement, les rapports de violations produits par les Droits humains alimentent le plaidoyer humanitaire des Affaires sociales et déclenchent des interventions d’urgence pour les familles affectées. De son côté, le ministère du Genre prend en charge les femmes victimes de violences et les enfants en rupture familiale, pour leur réinsertion scolaire et socio-économique, en coordination avec la Justice et les Affaires sociales.

