
Alors que les calotins de la Cenco et l’ECC entreprennent de consulter la classe politique et la société civile en vue d’un dialogue destiné à mettre un terme à la crise actuelle, allant en l’espace d’un jour à la rencontre du président de la République Félix Tshisekedi et de l’opposant Martin Fayulu, après les appels aux négociations politiques lancés, tour à tour, par l’Union africaine, le président angolais er médiateur de la crise entre Kinshasa et Kigali, le Conseil de sécurité de l’ONU, la Sadc et l’EAC, Franck Diongo, une autre figure de l’Opposition, a donné de la voix et proposé son schéma de sortie de crise.
Depuis son exil en Europe et via son compte «X», le président du Mouvement lumbumbiste progressiste, favorable à l’initiative des évêques catholiques et protestants, a publié un plan de sortie en sept points. Entre autres, la libération des prisonniers politiques et des détenus politiques d’opinion, condamnés ou non, une loi d’amnistie générale, le vote au parlement d’une loi levant l’interdiction de dialoguer avec l’opposition armée et politique ou encore le dépôt de la démission du président de la République en poste et une transition politique sans ce dernier. L’idée d’une transition sans Tshisekedi -TST- apparaît clairement.
Diongo suggère aussi que pareils pourparlers soient pilotés par un comité mixte Cenco-Ecc avec l’accompagnement de l’ONU et l’Union Africaine, et se tiennent à Goma ou au siège de l’Union Africaine, à Addis-Abeba en Éthiopie. Ci-après, la proposition du député honoraire de Lukunga.
Position du MLP et de Franck Diongo sur le dialogue
Préambule :
Pour créer la cohérence en vue d’obtenir la cohésion nationale, nous souscrivons à l’initiative de dialogue entre Congolais, lancée par les évêques catholiques et protestants. Cette démarche repose non seulement sur des préalables, mais également sur un ordre du jour structuré, un comité de médiation défini et des lieux de dialogue appropriés, afin de garantir un processus inclusif et transparent.
Notre participation à ce dialogue est conditionnée par la satisfaction de ces exigences. Sans l’application de ces conditions essentielles, nous ne pourrions envisager une participation effective et constructive à ce processus de dialogue.
Préalables :
- La libération de tous les prisonniers et détenus politiques et d’opinion, qu’ils soient condamnés ou non, incluant ceux en détention dans des prisons, ainsi que dans les lieux de sécurité civile et militaire.
- Un vote d’amnistie générale par le Parlement pour blanchir les casiers judiciaires des condamnés, mettre fin aux poursuites judiciaires pour ceux qui ne sont pas encore condamnés, et permettre le retour des réfugiés. Cela concerne les membres de l’opposition armée et non armée, ainsi que les détenus d’opinion.
- La restitution des biens saisis et la réparation des préjudices, incluant les cadres de l’opposition armée et civile ainsi que leurs familles. Cela inclut :
- D’une part, la résidence de Franck Diongo, qui a été détruite, saccagée, et dont les biens ont été pillés par la milice de l’UDPS appelée « Force du progrès ».
- D’autre part, les dommages causés à l’école de l’Église protestante de l’ECC, où Franck Diongo s’était réfugié. Cette école a été brûlée et pillée par la même milice de l’UDPS « Force du progrès », car l’Église avait accordé refuge à Franck Diongo. Il est indispensable d’évaluer les pertes subies par l’Église et de procéder à leur réparation.
- Le Parlement doit également voter une résolution levant l’interdiction de dialoguer avec l’opposition armée et l’opposition politique.
Comité de médiation du dialogue :
Le comité de médiation du dialogue doit être un comité mixte, composé de :
- Représentants de l’Église protestante (ECC),
- Représentants de l’Église catholique.
Ce comité de médiation sera assisté par des observateurs internationaux représentant les Nations Unies et l’Union Africaine.
Ordre du jour :
- La remise de la démission du président actuel.
- L’organisation d’une transition sans l’actuel président.
- Discuter de la possibilité d’inclure ou non l’Union sacrée dans cette transition.
Lieux du dialogue :
- Au Congo, de préférence à Goma.
- En Afrique, idéalement au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba.


