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Le Parlement invité à voter une résolution reconnaissant le génocide en RD-Congo

Les chiffres des personnes tuées en RD-Congo durant plus de trois décennies d’agression sont effrayants, dépassant de loin ceux des génocides reconnus dans certains pays à travers le monde. Plus de 10 millions de morts! C’est inadmissible et révoltant. C’est pourquoi, au cours de la cérémonie commémorative du génocide congolais perpétré à des fins économiques -GÉNOCOST-, organisée samedi 3 août au Mémorial de Kinshasa, le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a appelé le Parlement à voter une résolution reconnaissant les génocides en RD-Congo.

«J’appelle solennellement les deux Chambres du Parlement à examiner, dans les meilleurs délais, l’adoption d’une résolution officielle proclamant, au nom de la Nation, la reconnaissance des génocides commis sur notre sol. Ce ne serait pas qu’un symbole, mais un acte souverain de vérité et de mémoire», a déclaré le Président de la République devant les chefs des institutions, les membres du gouvernement et les diplomates accrédités en RD-Congo.

Participant à cette 3ème commémoration, le Chef de l’État Tshisekedi a affirmé répondre à un triple appel: l’appel de la Mémoire, l’appel de la Dignité et l’appel de la Justice. À la veille de l’installation d’une commission d’enquête indépendante sur les massacres perpétrés dans la région, Félix-Antoine Tshisekedi a lancé un appel solennel à la Communauté internationale. «Elle a le devoir moral et politique de soutenir cette démarche essentielle pour rétablir la vérité, rendre justice aux victimes et jeter les fondements d’une paix durable, fondée sur la mémoire et la responsabilité partagée», a-t-il souligné, prenant l’engagement de poursuivre son plaidoyer dans le cadre de la 80ème Assemblée générale des Nations unies à New York, aux États-Unis d’Amérique.

Avant le discours du Chef de l’État, le Directeur général du Fonds national des réparations des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité -FONAREV- et le secrétaire exécutif de la Commission interinstitutionnelle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes -CIA-VAR- ont dénoncé, chacun, les génocides en cours en RD-Congo.

Pour sa part, la ministre des Droits humains, Chantal Chambu Mwavita, a formulé une demande solennelle aux Nations unies et aux États membres de l’Union africaine pour la création d’un Tribunal international spécial pour la RD-Congo et l’instauration de la date du 2 août comme Journée internationale du GENOCOST, appelant à la mobilisation de la Communauté internationale pour garantir la réparation des victimes.

À l’issue de cette cérémonie, le Chef de l’État, accompagné de la distinguée Première Dame, Denise Nyakeru, s’est incliné devant la stèle dressée dans ce Mémorial, avant d’allumer la flamme de la solidarité et de visiter le centre de documentation de ce site mémoriel. À l’intérieur, le FONAREV a exposé les armes blanches utilisées par les génocidaires, ainsi que les restes d’objets ayant appartenu aux victimes. Il prévoit de construire, à terme, un musée du GENOCOST.

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