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RDC : Le FCC trace la ligne rouge

Le Front commun pour le Congo -FCC- a clôturé, dimanche 8 novembre à Safari Beach, dans la commune de la N’sele, les travaux de sa deuxième retraite politique consacrée à l’examen de la situation politique de l’heure. Dans le communiqué final sanctionnant ces assises et lu devant la presse par le coordonnateur du FCC, Néhémie Mwilanya, le Front commun pour le Congo dit suivre avec une particulière attention la démarche des consultations initiées par le Président de la République Félix Tshisekedi. Dans cette optique, le camp Kabila dit oui au dialogue avec Félix Tshisekedi, à condition que tout se passe au sein des structures et des mécanismes prévus par l’accord de coalition.

Le FCC dit ne pas pouvoir cautionner la recomposition de la majorité parlementaire en pleine législature sur fond de la corruption des élus du peuple. Pour cette plateforme politique chère à l’ancien Président de la République Joseph Kabila, il s’agit là d’un antivaleur au centre d’une lutte convenue dans le cadre du programme commun du gouvernement. «Le FCC ne peut cautionner, de ce fait, aucune démarche tendant à la recomposition de la majorité parlementaire en pleine législature sur fond de la corruption des élus d’un partenaire, antivaleur au cœur d’une lutte convenue dans le cadre du programme commun du gouvernement», rapporte ce communiqué.

Par ailleurs, le FCC rappelle que la majorité parlementaire ne peut être issue que des élections générales. «Bien plus, aux termes de la Constitution et du règlement de l’Assemblée nationale, toute majorité est issue des élections portées par les groupes parlementaires et groupes politiques qui soutiennent l’action gouvernementale pour toute la législature et ne peut être renouvelée qu’au cours des élections générales et non du fait de la création des acteurs politiques», renchérit cette plateforme politique qui se montre en même temps favorable à l’organisation des élections générales anticipées à tous les niveaux, la présidence de la République aussi.

Dans un autre registre, le Front commun pour le Congo réitère sa position de ne pas reconnaître les nouveaux juges de la Cour constitutionnelle et encore les effets et actes qu’ils poseront. Etant donné que, selon ce regroupement politique, l’initiative actuelle du Président Félix Tshisekedi intervient au lendemain du forcing de prestation de serment de trois nouveaux juges constitutionnels irrégulièrement nommés.

Olitho KAHUNGU

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