
Le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi a ouvert, mardi 16 décembre 2025 au Centre culturel et artistique pour l’Afrique centrale, les travaux de la première édition des Conférences annuelles du service public. La tenue de ces assises sonne la cloche de l’annonce d’une nouvelle ère dans le secteur public du pays. La première édition des Conférences annuelles du service public devient un cadre dédié à l’examen rigoureux, critique et prospectif de la qualité des services publics en RD-Congo.
Dans son mot d’ouverture des travaux de cette première édition, le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi a réitéré son engagement, repris dans le programme d’action du gouvernement, qui est le renforcement de l’efficacité des services publics à tous les niveaux, en vue de permettre à chaque citoyen de bénéficier des services de l’administration publique. «Car la force de l’État se mesure à la qualité des services qu’il rend à la population», a souligné le Président de la République avant de déplorer la lenteur et les injustices administratives dont sont systématiquement victimes les populations.
À entendre Félix-Antoine Tshisekedi, les travaux de la première édition des Conférences annuelles du service public tombent à point nommé pour permettre au service public d’être véritablement au service du public, c’est-à-dire de tout citoyen RD-congolais: militaire, policier, homme, femme, jeune ou vieux. Selon le Chef de l’État, l’ouverture de cette première édition des Conférences annuelles du service public constitue une véritable innovation pour l’administration publique RD-congolaise.
À en croire le Président Tshisekedi, ces assises marquent la fin de l’ère de l’impunité au sein de l’administration et restent un véritable laboratoire où jailliront des idées pour poser le jalon d’une administration forte. Initiées par le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, et organisées par l’École nationale d’administration -ENA-, les Conférences annuelles du service public vont se succéder dans le temps.
Selon le VPM Lihau, l’objectif est d’orienter, de soutenir et d’inciter l’ensemble des services publics à adopter une culture d’efficacité, de responsabilité, d’innovation et de résultats, aussi bien dans leur fonctionnement que dans la manière dont ils fournissent les prestations aux usagers. «Dans le cadre de cette mission, il s’agira, conformément à la loi, de mettre en place, en 2026, des outils efficaces pouvant permettre de suivre, d’évaluer et d’inciter tous les organismes, services et établissements publics à s’aligner sur les critères fondamentaux d’évaluation d’un service public, dont le respect n’est pas optionnel, mais impératif, car conditionnant la légitimité du service rendu et sa qualité perçue par l’usager», a-t-il souligné.
Pour lui, il s’agira de voir systématiquement dans quelle mesure les services publics assurent leurs activités dans le respect des principes d’évaluation relatifs à la proximité et à l’accessibilité, à la participation et à la consultation, à la transparence et à l’information, à la célérité et au respect des délais de réponse, ainsi qu’à la fiabilité et à la confidentialité des informations. À ce sujet, le VPM Lihau a annoncé que des prix du service seront décernés dès 2026 pour récompenser les services publics les plus performants.
Selon Jean-Pierre Lihau, les Conférences annuelles deviendront un rituel institutionnel, un espace de diagnostic, de comparaison, de créativité et de responsabilisation, un socle d’un nouveau contrat entre l’État et le citoyen. Ces travaux de deux jours vont déboucher sur des idées devant bâtir une administration publique plus forte.

