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Thierry Taeymans: ce génie injustement rendu la victime parfaite

En 2001, lorsqu’il accepte le défi de créer la banque RawBank avec la famille Rawji, personne ne se doutait que ce Belge de 63 ans, allait écrire une page importante de l’économie et du secteur bancaire de la RD-Congo.

La vision d’installer une banque forte au pays a été partagée au personnel et motivée par la détermination de réussir. Chaque année qui passait, des objectifs assignés étaient atteints tant au niveau de la qualité de produits et services, de la prise en charge de la clientèle par le personnel, de l’extension à travers le pays que des résultats attestant de la solidité financière et la rentabilité de la banque. La performance est restée au rendez-vous.

Le bâtisseur de la succes story

En 19 ans d’existence RawBank a pu grandir et devenir la première banque commerciale de la RD-Congo dont le total bilan de plus de 1,7 milliards de dollars américains et qui détient, à elle toute seule, plus de 27% des parts du marché congolais. Une des plus belles success stories de la RD-Congo ayant traversée toutes les épopées que peut connaître un pays à politique tumultueuse.

L’homme au cœur de l’action, le banquier Thierry Taeymans, a eu le mérite de rester Directeur général de RawBank, durant 19 ans et, sans avoir eu de problèmes importants avec la justice, parce que prenant toujours soin de respecter et faire respecter les règles. Une première dans le secteur bancaire RD-congolais.

Orienté solutions et priorité avantages aux clients, dont il a su anticiper les besoins et toujours y répondre par la création des produits adaptés, il a développé une banque avec des talents congolais qu’ils ont réussis, avec la famille Rawji, à mettre en évidence.

La présence de RawBank sur toute l’étendue du territoire national, avec plus de 80 agences bancaires, a fait participer cette institution au désenclavement des provinces et nouvelles provinces. Des nombreux projets de privés congolais, de sociétés publiques et multinationales basées en RD-Congo, ont été soutenus par cette banque que dirigeait Thierry Taeymans. Et ce, grâce à son portefeuille crédit destiné en constante progression et se situant actuellement à plus de 760 millions de dollars américains.

Sous Thierry Taeymans, RawBank a également soutenu dans ses responsabilités sociétales, des artistes, des nombreux médias et sponsorisé une panoplie d’activités sur toute l’étendue de la République.

Clientèles personnes physiques et morales -au total plus de 450 000 comptes actifs-, partenaires tant nationaux qu’internationaux, associés, l’Etat congolais, la population … Tous sont fiers de dire, depuis 18 ans «RawBank is my bank», comme leur puissant slogan accrocheur que tout le monde connaît aujourd’hui.

Une banque qui a battu tous les records du secteur bancaire congolais dont la notation Moody’s Investors Service en 2014, l’atteinte des dépôts de 1 milliard de dollars en 2017 sans oublier la proposition du service Swift en RDC en 2002.

La vérité de la crise actuelle

Aujourd’hui, la RawBank qu’il a dirigée est au cœur d’une saga judiciaire en rapport avec les 100 jours du Président de la République. Ce que d’aucuns ignorent c’est qu’il s’agirait d’un dossier monté et piloté derrière le dos de Thierry Taeymans, qui était en déplacement dans l’Est du pays. D’après des sources bien renseignées, il n’a nullement géré, encore moins n’est copié dans aucun email en interne concernant ce dossier spécifique.

«Il n’était ni de près ni de loin associé à cette transaction parce qu’étant en tournée à l’Est du pays pour visiter les agences RawBank, et particulièrement un dossier impliquant le client Jammal de Samibo dont lui-même, Thierry, avait exigé la fermeture des comptes et la mise sous liste rouge, à cause de la malhonnêteté du client et d’un procès que ce dernier avait perdu contre la RawBank, il n’aurait jamais accepté s’il était sur place», renseigne un agent de la banque sous l’anonymat.

Nos sources estiment que Thierry Taeymans a été simplement attaqué du fait de son titre de Directeur général de la Rawbank, par ce qu’il n’aurait ni donné son accord pour la réouverture du compte de la société Samibo, ni autorisé toutes les transactions effectuées. Cependant, supposent-elles, une pression politique aurait été exercée à plusieurs échelons de la banque, qui a plusieurs directeurs et trois directeurs généraux adjoints, pour que cette opération ait lieu à la RawBank.

Au sein du secteur bancaire, nombreux sont ceux qui estiment que Thierry Taeymans a été injustement rendu victime parfaite de part sa responsabilité morale d’avoir été Directeur Général de la RawBank. De ce fait, il paie la faute commise par des agents et cadres imprudents.

Bien que martyrisé, soutiennent ses proches, ce leader ne mérite pas d’être sali, vilipendé et faussement accusé par certaines personnes mal intentionnées à travers les médias. Certains médias pourtant, tiennent à laver son honneur et croient en la perspicacité de la justice RD-congolaise qui découvrira la vérité et le rétablira dans ses droits.

«Thierry a toujours cru en la République démocratique du Congo. Il est heureux de voir le pays prendre un nouvel élan. Attentif aux besoins du pays pour son développement, il a toujours bien entretenu ses relations avec les clients et toutes les personnes éprises de bonne volonté pour apporter une pierre à la construction de cette RD-Congo moderne dont tous nous rêvons », nous a confié un de ses amis.

Et cet ami de poursuivre: «un média à sensation lui prête des propos remplis d’arrogance et dédaignant sur le pays et son peuple. Que dire, si ce n’est reprendre la fameuse phrase célèbre d’un sage qui avait dit: Quand on veut noyer son chien, on l’accuse de rage».

Le meilleur est à venir

Sous son mandat record de Directeur Général de la RawBank, ce banquier de carrière s’est toujours rendu disponible à parler à tout le monde sans distinction de rang social, de couleur politique, ou d’âge. Il a partagé sa riche expérience aux jeunes banquiers, insufflé l’esprit rawbankers épris de valeurs cardinales de toute réussite telles que la volonté, le courage et la persévérance.

Dans toutes ses prestations en public, il a toujours affirmé sa fierté d’avoir d’avoir participé à une des plus belles réussites de la famille Rawji, de la RD-Congo en créant des emplois qui servent à nourrir des nombreuses familles, et qui ont permis une élévation vers le haut de nombreux employés, de fournisseurs divers, et du secteur.

Si le plus grand défi est devant lui, apprend-on, il est persuadé que la sérénité et le confinement des émotions permettront de voir la vérité qui lui rendra son honneur et permettra à la justice de le sortir de ce rôle que l’on veut impérativement lui coller dans ce dossier, à savoir: «le parfait coupable, le parfait bouc émissaire…. Bref, la victime parfaite».

Cependant il nous revient qu’à son retour à la banque, Thierry Taeymans ne voulait répondre à personne, et avait simplement lâché cette simple phrase: «Ne vous inquiétez pas. Je fais confiance en la justice de mon pays d’adoption. Je ne commenterais pas une affaire en instruction et je reste serein».

Ce message d’espoir indique le degré de sa confiance en la justice RD-congolaise et sa passion brulante à continuer à apporter des solutions contribuant au développement de ce grand Congo dont il vante l’hospitalité et le dynamisme de son peuple.

Des opérateurs économiques, entrepreneurs, leaders d’opinion, artistes peintres et musiciens qui viennent à la banque, rapporte un agent, ne cessent de témoigner leur soutien à celui que beaucoup appelle «Thierry de la Rawbank». Et nous leur disons de prier pour lui et de garder le silence comme lui-même Taeymans nous l’a recommandé récemment.

Louis BAMBALE

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