
L’Hôtel Sultani, dans la commune de la Gombe, a été choisi comme cadre pour abriter les travaux de l’atelier sur l’impact et les leçons apprises du Projet pour la stabilisation de l’Est de la RD-Congo pour la paix -STEP-, qui se sont tenus le vendredi 11 avril dernier à Kinshasa. Dès l’entame de ces travaux, Syllas Kongolo, représentant du Comité de suivi des programmes et projets financés par les bailleurs de fonds -CSPP-, et qui est en même temps en charge du Projet STEP, a dans son mot d’ouverture, défini les tâches assignées aux participants à cet atelier qui, a-t-il dit, se tient dans le cadre de la mission de supervision technique en cours depuis le 31 mars dernier, sous la férule de la Banque mondiale -BM.
Question de voir quels sont les effets, l’impact ou les réalisations de ce projet à travers la RD-Congo, notamment dans les neuf provinces où il est opérationnel depuis son extension.
A en croire Syllas Kongolo, les leçons apprises au cours de cet atelier de présentation des résultats -qui se sont avérés significatifs- devraient être capitalisés pour l’amélioration de la mise en œuvre des projets de protection sociale, comme il l’a lui-même souligné dans son mot de clôture de l’atelier.
«Au-delà de l’impact et des résultats enregistrés, nous avons tiré des leçons qui devraient être capitalisées pour l’amélioration de la mise en œuvre des projets de protection sociale dans notre pays».
Ce projet qui date de 2014 et qui concernait généralement les provinces de l’Est du pays frappées par la crise récurrente, a vu le contexte de son élaboration évoluer jusqu’à s’étendre à d’autres provinces dont les ressortissants, présents dans la salle, ont fait des témoignages édifiants aux participants dans lesquels ils ont dit leur expérience dans le cadre du projet STEP.
Tous ont applaudi leurs bienfaiteurs au travers des organisateurs de cet atelier pour le bénéfice qu’ils ont tiré du projet. Chacun dans son domaine a expliqué comment grâce à STEP, sa vie a pu changer. Mais auparavant, lors de leurs échanges, les chargés et co-chargés du projet ont entre autres indiqué que plus de 371 ménages ont reçu des transferts monétaires et qu’ils ont aussi réussi à former plusieurs ménages qui sont sortis du seuil de la pauvreté et se sont stabilisés dans plusieurs domaines.
Bénéficiaires?
Pour une ressortissante de Gemena, dans la province du Sud-Ubangi, «ce projet m’a beaucoup apporté ». Il était d’bord question qu’elle signe son acte d’adhésion au projet, avant de se lancer dans une activité qui lui a permis de changer sa vie, en devenant importante non seulement pour sa famille, mais au sein de sa société.
Pour ne prendre que le cas de cette bénéficiaire du projet, à partir d’une machine à coudre achetée grâce au financement reçu du projet, elle est devenue formatrice d’autres personnes, allant jusqu’à aider socialement son conjoint, mais aussi d’autres personnes en leur procurant des emplois. Pour sa part, le maire de la ville de Gemena est allé dans le même sens en ajoutant que dans son entité politico-administrative, «le projet a une considération de haut niveau». SEPT aligne à son actif 43 écoles, 14 forages, 4 centres de santé.
Et d’ajouter en circonstance: «ce projet a renforcé l’économie locale, il a formé et facilité l’insertion sociale de ceux qui, il y a peu, étaient des laissés pour compte, sans oublier le recul du taux de chômage et de l’insécurité. A en croire les bénéficiaires ayant pris la parole au cours de cet atelier, ce projet de la Banque mondiale est visible chez eux, notamment par l’achat des vélos, des motos, ou des parcelles. Selon un autre bénéficiaire venu du Kasaï Central, ils ont aujourd’hui, grâce au projet SEPT, un forage mécanique et une salle de réunions dans leur quartier.
Poursuivant son témoignage à la grande édification de l’assistance, 1 bidon d’eau de forage, vendu à 100 FC, a permis de réaliser les bénéfices allant jusqu’à 1 million de francs congolais. Avec cet argent économisé, ils ont pu procéder à l’acquisition des chèvres et porcs qui, aujourd’hui, constituent une richesse pour des familles. Il faut dire que faute de temps, la liste de témoins n’a pu continuer. Néanmoins, le chargé du CS PP, Syllas Kongolo a annoncé pour fin juin prochain, la fin de ce projet qui aura connu en RD-Congo, un impact significatif.
Mais en attendant, un atelier du genre pourra se produire à Kenge, dans la province du Kwango, où la délégation se rend ce lundi. En termes de réalisations, l’on retiendra également que ce projet, dont l’objectif de développement est l’amélioration de l’accès aux moyens de subsistance et aux infrastructures socio-économiques en faveur des communautés vulnérables de la RD-Congo, a construit plus de 1000 infrastructures de base qu’il a mises à la disposition des communautés locales. A cela s’ajoute que plus de 1000 comités locaux de développement ont été mis en place avec des chartes signées.
Et ce n’est pas tout, car à en croire les mêmes informations, le projet STEP a créé plus de 2000 emplois, dans le cadre des Travaux à haute intensité de main d’œuvre, Thimo, avant de voir leurs bénéficiaires suivre des formations en mesures d’accompagnement, afin de créer des activités génératrices des recettes -AGR-, qui soient pérennes et rentables. Dans le même ordre d’idées, le projet STEP a assisté plus de 600.000 ménages grâce aux transferts monétaires inconditionnels… A savoir qu’initialement exécuter dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Nord-Ubangi, Sud-Ubangi, et Kasaï Central, ce projet s’étend actuellement dans deux nouvelles provinces, à savoir: le Kwango et le Kongo -Central.

