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Sonia Rolley: des contacts téléphoniques suspects dans l’affaire de l’assassinat de deux experts de l’ONU

Comme à l’accoutumée, le ministre de Communication et médias, Lambert Mende Omalanga, bravant une pluie diluvienne qui s’est abattue sur Kinshasa, s’est retrouvé devant la presse, jeudi 21 décembre 2017, pour donner le point de vue du gouvernement RD congolais sur l’actualité. Dans son intervention, l’inamovible ministre de Communication et porte-parole du gouvernement a fustigé les conclusions d’une enquête menée concomitamment par deux journalistes de «RFI» et «Reuters», Sonia Rolley et Aaron Ross, au sujet du procès des terroristes Kamuina Nsapu. De l’avis de Mende, ces deux journalistes tentent, par des amalgames maladroitement agencées, de rendre le Gouvernement RD-congolais responsable, ou complice, de l’assassinat de deux experts de l’ONU dans le Kasaï Central au mois de mars dernier. «Cette véritable chronique judiciaire littéralement saucissonnée semble poursuivre l’objectif de remettre en cause la version du Parquet militaire RD-congolais, partagée par la Commission d’enquête mise en place par le Secrétaire général de l’ONU, accusant les insurgés Kamuina Nsapu d’avoir assassiné ces deux enquêteurs onusiens pour essayer d’induire la culpabilité du Gouvernement RD-congolais dans ce crime odieux», a fustigé le ministre de Communication et médias, reprochant à Sonia Rolley d’esquiver, dans son enquête, l’intérêt de la justice à avoir quelques éclaircissements sur les 4 contacts téléphoniques retracés entre elle et le présumé principal bourreau des deux enquêteurs, Kabasele Manga. «Des appels sont bien répertoriés dans le relevé que la Police scientifique a mis à la disposition des magistrats. Sonia Rolley aiderait la justice en dévoilant par n’importe quel moyen le contenu de ces échanges qu’elle a eu avec ce suspect et dont elle ne parle nulle part dans sa fameuse enquête», a dit Lambert Mende. A la faveur de cette même sortie médiatique, le ministre de Communication et médias a évoqué l’actualité sur la Loi électorale, récemment adoptée par les deux Chambres du Parlement et transmises au Président de la République pour promulgation. Pour Mende, l’adoption, par les deux Chambres de la Loi électorale, est la première preuve de la bonne foi du Gouvernement qui manifeste ainsi sa volonté de remplir scrupuleusement ses engagements. «Le Gouvernement se réjouit de ce que le Parlement ait pris la résolution de mettre un terme au foisonnement ingérable des partis politiques qui ont gêné, d’une part, l’organisation des scrutins par la CENI et, d’autre part, la sérénité des débats dans les différents hémicycles ainsi que la gouvernabilité des instances exécutives nationales et provinciales au cours de ces dernières années», a laissé entendre le porte-parole du gouvernement. Et d’estimer: «l’introduction d’un seuil minimum de représentativité qui vise la réduction, sur des bases objectives, du nombre de partis politiques -plus de 700 à ce jour- et l’élimination des candidatures fantaisistes qui rendent très laborieux l’accomplissement par un grand nombre d’électeurs de leur devoir civique et le travail de dépouillement des résultats par la CENI, est tout à fait conforme à l’optimisation du processus électoral».

Laurent OMBA

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