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[Sondage spécial 1 an des gouverneurs] Muyej, Nangaa, Kyabula et Bamanisa, le quarté d’excellence

Leur sort est en quelque sorte entre les mains des Assemblées provinciales. Certains de leurs collègues ont été déposés, d’autres se battent encore devant la justice pour espérer
poursuivre leurs bails. D’autres encore ne sont presque pas -encore- inquiétés. Les gouverneurs de provinces n’ont jamais été aussi instables en RD-Congo. Majoritairement en conflits avec les députés provinciaux, ils peuvent compter sur le soutien
de la population pour s’en sortir. Cette dernière a été interrogée par notre institution dans le cadre d’un sondage d’opinion sur le bilan des gouverneurs, une année après leurs investitures. Dans ce baromètre réalisé à Kinshasa et dans les chefs-lieux des provinces sur un échantillon de 5.200 personnes représentatif de toutes les couches sociales de la population, seuls 10 des 26 gouverneurs ont été retenues. Les répondants ont été invités à se prononcer sur les actions phares des uns et des autres, en prenant en compte les ressources financières de chaque province et surtout les rapports entre les chefs des exécutifs provinciaux et les organes délibérants. Dans le même ordre d’idées, les personnes interrogées notent que certains gouverneurs, bien qu’étant encore en fonction, ont cessé d’assumer véritablement leurs tâches. C’est le cas de celui du Sankuru, Joseph Stéphane Mukumadi, qui est absent du pays depuis plus de six mois et dont le gouvernement provincial n’a jamais été investi une année après son élection. En ordre de classement des gouverneurs qui ont marqué l’opinion, on note:

  1. Lualaba

Dans ce coin de la République, l’expertise du gouverneur Richard Muyej, 73%, ne fait plus l’ombre d’aucun doute. Avec la pandémie du Coronavirus qui battait déjà pavillon en RD-Congo, Richard Muyej n’a pas attendu que le Lualaba soit
visité pas l’ennemi invisible pour réagir. C’est dans la prévention qu’il a excellé et quand la province était atteinte, les bases solides de riposte étaient enracinées. Doublé à cela à ses qualités managériales hors-pair, Muyej passe parmi les meilleurs chefs d’exécutif du pays. A l’actif du «bâtisseur du Lualaba», il faut également compter les travaux de construction de plusieurs bâtiments à l’Hôpital général de Mwangeji et à la Prison centrale de Dilala. Récemment, «Papa social» a annoncé l’acquisition par la province d’un atelier pour la réhabilitation des routes, notamment la RN39 Kolwezi-Dilolo et la RN1 Nguba Lubudi. Il faut également signaler la construction du pont de l’alternance Kabila-Tshisekedi dont l’inauguration a eu lieu le 30 juin 2020.

2. Haut-Uélé


Les infrastructures routières de qualité et en quantité, telle est la recette de Christophe Nangaa, 59%, pour sortir le Haut-Uélé du gouffre. Doté d’une vision progressiste, Christophe Nangaa, fort de son pragmatisme, a fait du désenclavement de sa province un combat personnel. Déjà, 212 Km de routes d’intérêt général et de routes urbaines ont été réhabilités et plusieurs autres sont en construction. Autre axe, l’insécurité. A son arrivée, le Haut-Uélé ressemblait à une zone sans loi. Grâce à son leadership, la situation a évolué et il ne lésine nullement sur les efforts et continue à s’employer à pacifier sa province.


3. Haut-Katanga


Le gouverneur Jacques Kyabula Katwe, 58%, reste résolument très proche de sa population. Alors que le pays vibrait au rythme des manifestations en plein état d’urgence, JKK a réussi à fédérer les vues et à désamorcer la bombe, preuve de l’unanimité dont il fait objet auprès des Haut-katangais. Dans un autre registre, il s’est rendu récemment dans le territoire de Kasenga. Préférant la route aux airs, il a palpé du doigt les difficultés de ses administrés et a déjà initié un début de solution.
Des puits électriques à eau potable ont été inaugurés à Malambwe, Kasomeno et au cœur même de Kasenga en cette période où se laver les mains régulièrement protège contre le Coronavirus. Autre point qui épate, c’est la gestion éclairée de la situation du Coronavirus. Entre confinements ponctuels, identification des cas suspects et prise en charge des cas suspects, le Haut-Katanga passe pour de bons élèves dans la riposte de la
Covid-19.

4. Ituri


Fin manager, le gouverneur Jean Bamanisa, 54%, met à contribution sa longue et riche expérience, dans le monde des affaires et politique notamment, au service de cette province longtemps minée par les forces négatives. Aujourd’hui, ils déposent les armes les unes après autres. Premier chantier après la guerre et l’épidémie d’Ebola, la reconstruction de la province. Plusieurs chantiers pullulent ci et là dans la province dont la RN4.

 
5. Kasaï Oriental

Loin de toutes les polémiques, le gouverneur Jean Maweja Muteba, 48%, continue de marquer des points et de répondre à ses détracteurs par la qualité de son travail. En plus de son engagement dans la lutte contre le Coronavirus, le gouv’ Maweja excelle dans sa politique agricole. Une récolte record de plus de 300 tonnes de maïs a été réalisée à Bakwa Ndaba sur le littoral de la rivière de Lubilanji, dans le territoire de Katanda. Cette production a soulagé la crise alimentaire au Kasaï Oriental. Aussi, les infrastructures routières ne sont pas en reste, notamment les Routes nationales numéro 1 -RN1- Mbujimayi-Munkamba et numéro 2 -RN2- Kabwe-Lukangu.


6. Tanganyika


Aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas pont les nombres d’années et le travail a horreur des bruits. Ces deux maximes définissent le mieux de Zoé Kabila avec 47%. Lorsqu’il arrive à la tête du Tanganyika, peu sont ceux qui croient en lui. Après une année, ses réalisations plaident en faveur. Très présent sur terrain et totalement absent des médias, le gouv’ Zoe Kabila multiplie des œuvres louables, la dernière en date, l’inauguration du tout nouveau bâtiment du gouvernorat, un bijou qui rend fier cette province qui a pris son rendez-vous avec le décollage.


7. Maniema


Son succès à la tête du Maniema suscite la jalousie de ses détracteurs. Le gouverneur Auguy Musafiri, 46%, a, en 14 mois, fait mieux que bon nombre de ses prédécesseurs. Son leitmotiv, redynamiser la province et promouvoir son éclosion. Cela passe notamment par l’éradication de la faim car, dit-on, un ventre affamé n’a point d’oreille. C’est ainsi qu’il a initié il y a peu le projet «Week-end agricole». Ce projet, inclus dans son programme d’actions, vise à pallier les problèmes et les insuffisances liés à la faim, ennemi commun de tous les habitants du Maniema.


8. Nord-Kivu


Compté parmi les jeunes gouverneurs de la RD-Congo, Carly Nzanzu, 42%, met son sang frais au profit du Nord-Kivu. Il préfère le terrain à son bureau climatisé du centre-ville de Goma. Carly Nzanzu, déjà en première ligne dans la lutte contre la Covid-19 dans le Nord-Kivu, continue en parallèle son vaste programme d’infrastructures routières. Sur le plan sécuritaire, il a mené quelques actions dans le sens d’offrir la paix à une populaire qui ne l’a presque jamais connu. Sans celle-ci, il est dès lors impossible d’envisager la mobilisation des ressources tant humaines, matérielles que financière à même d’amorcer le boom de cette partie de la République.


9. Lomami


Sylvain Lubamba, 37%, est plutôt adepte des résultats. Il n’hésite de se remettre en question pour trouver un moyen d’aller vers l’atteinte des objectifs qu’il s’est assignés à la tête de la Lomami. Fervent défenseur de la gestion orthodoxe de la chose publique, il a récemment obligé ces services d’assiette à se munir d’imprimés de valeur afin de permettre une meilleure
traçabilité. Aussi, il a annoncé une évaluation trimestrielle de l’action de ses ministres et des servies d’assiette quant à la réalisation des assignations budgétaires pour en tirer les conséquences. Une pression positive sur les épaules de ces derniers dans le seul but de recherche le bien-être de ses administrés.


10. Tshopo

Malgré le climat politico-juridique malsain qui envenime le microcosme socio-politique de la Tshopo, le gouverneur Walle Lufungula, 32%, ne reste cependant pas les bras croisés. Au contraire, il reste inébranlable, totalement serein et ne se laisse nullement ébranlé par les acteurs de théâtre de mauvais goût. Sous son leadership, la Tshopo a acquis, sur fonds propres, les engins lourds acquis la réhabilitation de la voirie urbaine de Kisangani et des routes d’intérêt provincial. Le boulevard Lumumba sur l’axe compris entre le gouvernorat de province et le collège Maele, jusqu’au rond-point du stade Lumumba, est en pleine rénovation.

Les Points

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