
La délégation syndicale représente les syndicalistes auprès de l’employeur et assure la défense des droits des salariés et ce, en formulant des propositions, revendications et réclamations. C’est à cette tâche que s’emploie, Simon Avoki, président de la délégation syndicale à l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo -ARPTC. Dans un entretien avec «AfricaNews», il revient sur les missions de l’ARPTC à renforcer l’autorité de contrôle de l’État dans le secteur de la poste et des télécommunications ainsi que sur le climat de paix sociale instaurée au sein de cette structure par l’actuel collègue de gestion, présidée par Christian Katende. «Je souligne ici l’importance de la paix sociale instaurée par l’actuel collège de l’ARPTC ainsi que son président depuis que ce dernier a accédé à ce poste. Pour y parvenir, il a fallu poser plusieurs actes en faveur de l’amélioration des conditions de travail et du bien-être des cadres et agents», a confié Simon Avoki. Entretien.
Bonjour, Simon Avoki! Que peut-on retenir aujourd’hui de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo -ARPTC?
L’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo -ARPTC- a été créée par les dispositions de la loi n°014/2002 du 16 octobre 2002. C’est un organe indépendant, doté de la personnalité morale de droit public et de la personnalité civile, jouissant de l’autonomie administrative et financière. Elle n’est pas une entreprise ni une régie, mais plutôt une autorité administrative indépendante destinée à renforcer l’autorité de contrôle de l’État dans le secteur de la poste et des télécommunications.
En quoi consiste sa mission?
L’ARPTC a des compétences propres et celles qu’elle partage avec le ministère des Postes et Télécommunications. Ses missions consistent notamment à veiller au respect des lois, des règlements et des conventions en matière des postes et télécommunications; à assurer une concurrence effective et loyale, au profit des consommateurs; à assurer la sécurité juridique et règlementaires des investissements privés dans le secteur de la poste et des télécommunications. L’ARPTC peut aussi délivrer, suspendre ou retirer les autorisations et établir les cahiers de charges y relatifs.
Quel est le climat qui prévaut aujourd’hui à l’ARPTC entre la délégation syndicale et l’employeur?
Il règne un climat de paix sociale et de franche collaboration à l’ARPTC entre l’employeur et les employés. Je dois vous avouer que depuis l’avènement de l’actuel collège dirigé par son président Christian Katende, la paix sociale a été instaurée. Pour y parvenir, il a fallu poser plusieurs actes en faveur de l’amélioration des conditions de travail et du bien-être des cadres et agents. Notamment la couverture totale des soins de santé à Kinshasa et en province, même pour des cas nécessitant l’évacuation à l’étranger; les crédits accordés dans les banques, les salaires payés régulièrement, la crédibilité retrouvée à la FBN Bank après les crédits abandonnés par les agents, les frais scolaires payés avant chaque rentrée scolaire, la reprises des missions des services régulièrement accordées pour participer aux différents ateliers et formations sur les NTIC à travers le monde; le respect des congés annuels payés, l’apurement des dettes contractées par certains agents auprès des banques commerciales.
Où en êtes-vous avec les arriérés des frais de loyers dans vos agences en provinces?
Grâce à l’esprit managérial du collège actuel, il y a régularisation des frais de loyer de toutes les agences en provinces dont certaines étaient en instance de déguerpissement; l’application stricte de la clé de répartition 80/20 pour toutes les primes liées à la rétrocession dont 80% en faveur du personnel; l’augmentation salariale de 20% pour tous les agents dont les directeurs qui en ont bénéficié 3 fois de suite; la formation continue assurée au personnel au pays et à l’étranger dans le cadre du renforcement des capacités, l’apurement des arriérés des contributions dans les associations régionales, qui a permis à l’ARPTC de reprendre sa place et la parole dans les forums africains et internationaux ARTAC -dont la RD-Congo assure la présidence-, Crasa, UIT et UPAP et j’en passe.
En dépit de toutes vos affirmations, certaines allégations font d’état du rejet du président de l’ARPTC par le personnel?
Il n’y a aucun problème entre le personnel et le collège de l’ARPTC. Vous n’avez pas entendu que le personnel projette une grève. Je viens de vous donner les réalisations de l’actuel collège qui prend en compte les conditions sociales du personnel. En notre qualité du président de la Délégation syndicale, nous tenons à rassurer l’opinion que le calme règne au sein de notre structure et que l’ensemble du personnel est derrière son président pour la réalisation des grandes actions qu’il a déjà entamées. C’est dire qu’il n’y a pas de mouvements de contestations ni de revendications de nature à pousser les agents et cadres de l’ARPTC à désavouer leur président.
Peut-être que la délégation syndicale serait complice du collègue de l’ARPTC?
Nous défendons les droits des travailleurs auprès de l’employeur. Nous sommes des défenseurs de ces droits et non des complices. D’ailleurs, depuis notre avènement à la tête de la Délégation syndicale, nous avions plaidé pour un syndicat de dialogue, ce qui a permis ensemble avec l’employeur de faire régner la paix sociale vécue aujourd’hui. J’appelle tout le personnel et le collège de l’ARPTC de continuer à consolider ce dialogue franc pour permettre à notre structure à bien assumer ses missions. Merci.


