
Les résultats des élections sénatoriales organisées, lundi 29 avril 2024, dans 20 provinces sur les 26 que compte le pays, sont défavorables à l’Opposition parlementaire. Plus de 90% de nouveaux sénateurs sont de l’Union sacrée de la nation -USN- qui représente la majorité au Parlement. Mieux au Sénat. Dans cette configuration où le déséquilibre est total, l’Opposition semble être marginalisée.
Sur les 20 provinces concernées par ces scrutins, il ressort que trois sénateurs, à savoir: Salomon Kalonda Della Idi, Christine Mwando Katempa et Norbert Naweji Yav issus du parti politique Ensemble pour la République, sont les représentants de l’Opposition parlementaire au niveau de la Chambre haute. Sur les 108 des élus indirects, Salomon Kalonda Della Idi, Christine Mwando Katempa et Norbert Naweji Yav seront désormais contre tous.
A la lumière de ce paysage politique, la voix de l’Opposition sera diluée, mieux encore qu’elle devient un cri dans les brouhahas du Palais du peuple. Il est sans gêne de dire que dans la Chambre des sages, tous les élus risquent de regarder dans la même direction, faute d’un groupe coriace devant peser pour signaler un éventuel «ça ne va pas» sur le chemin.
Ensemble pour la République, à travers ses trois représentants à la Chambre haute, sera comme un opprimé. Salomon Kalonda, élu du Haut-Katanga, Christine Mwando Katempa du Tanganyika et Norbert Naweji Yav du Lualaba seront les trois sénateurs de l’Opposition contre tous ceux de la grande team de l’Union sacrée de la nation.

