[Retro] Assemblée nationale: le budget de l’Etat clôture la session de septembre 2019

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Comme chaque année de la législature passée, l’Assemblée nationale a clôturé la session ordinaire de septembre 2019 avec le vote de la Loi des finances exercice 2020. Aussi tôt voté, ce projet de loi budgétaire a été transmis au Président de la République pour promulgation. Comme toutes les années, le gouvernement de la République dépose toujours en retard ce texte de loi sensé être traité en toute sérénité par les députés nationaux. Le retard du gouvernement préjudicie le travail de l’autorité budgétaire. Voilà qui pousse les grands philosophes à soutenir qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

La Loi de finances pour l’exercice 2020, le projet de Loi portant reddition des comptes 2018 et les lois autorisant la ratification des trois accords de prêt ou de financementont été votés à l’Assemblée nationale au cours de la session de septembre. Pour ce qui est des textes de ratification, l’un porte sur l’appui au développement des micros, petites et moyennes entreprises, l’autre sur l’appui au bien-être alternatif des enfants et jeunes impliqués dans la chaine d’approvisionnement du cobalt et, enfin, le dernier sur l’appui au développement des chaines des valeurs agricoles dans six provinces. 

Avant le vote des lois, l’Assemblée nationale a mis en place des commissions permanentes et le Comité des sages qui font partie des organes moteurs pour le fonctionnement de cette chambre parlementaire. Outre ces organes, la Représentation nationale a procédé à la constitution des groupes parlementaires. En fait, l’Assemblée nationale de la troisième législature de la 3ème République a ouvert ses portes avec la session extraordinaire. Celle-ci a permis à la Chambre d’avoir un bureau provisoire dirigé par le doyen d’âge, d’abord le député Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza, puis Albert Maloka. C’est ce bureau qui a procédé à la validation des pouvoirs des députés et à l’organisation et à l’installation des membres du bureau définitif placé sous la direction de Jeanine Mabunda Lioko, une dame de fer.

Le bureau définitif installé, l’Assemblée nationale a pris des ailes. Mabunda a commencé des consultations avec les groupes des députés de différentes provinces en vue de se faire l’idée sur les réalités de chaque coin de la République. Sur le plan de la diplomatie parlementaire, le bureau Mabunda a marqué les points. Il a reçu la visite du Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies -ONU-, Antonio Gutterres, avec qui il a échangé sur la mission de la MONUSCO en RD-Congo et la maladie à virus Ebola. Des échanges avec des sommités de certaines organisations internationales ont été tenus. C’est le cas notamment de la rencontre que Jeanine Mabunda a eue à Rome le 04 octobre 2019, dans le cadre des consultations pré-budgétaires, avec le Directeur général  de la FAO, Qu Dongyu, et le président du Fonds international pour le développement agricole, Gilbert Houngbo. Avec les deux personnalités, la présidente de l’Assemblée nationale de la RD-Congo a évoqué le soutien de leurs institutions dans le programme d’autosuffisance alimentaire et de diversification de l’économie RD-congolaise.

Le bureau a répondu à l’invitation de l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands Lacs et de la Commission de l’Union africaine sur l’atelier régional sur la participation et la protection des femmes dans les processus électoraux dans le Grands Lacs tenu à Addis-Abeba du 12 au 13 novembre 2019. Dans le cadre du renforcement de la coopération interparlementaire bilatérale et multilatérale, Jeanine Mabunda a conféré au mois de novembre avec Maria Carfagna, vice-présidente de la Chambre des représentants de la République d’Italie. Elle a également échangé, le 26 novembre dernier à Paris, avec le président de l’Assemblée nationale de la France, Richard Ferrand. Dans la même série de rencontres, s’ajoute son tête-à-tête avec le secrétaire général de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, Jacques Krabal. 2019 a été une année qui a permis à l’Assemblée nationale de poser les bases de son travail dans un pays qui a connu pour la première fois de son histoire politique une alternance pacifique et civilisée de pouvoir au sommet de l’Etat.

Dorian KISIMBA