
Depuis plusieurs jours, l’ambiance de travail est morose au Secrétariat général aux Affaires coutumières. Le secrétaire général Claude Kalala, bien qu’il fasse partie des secrétaires généraux récemment admis à la retraite sur base d’une Ordonnance présidentielle, refuse de quitter ses fonctions. Il n’entend pas céder son fauteuil au directeur en charge des ressources humaines, désigné par la tutelle pour assurer l’intérim. Qui l’encourage dans cette posture, et dans quel but? Pourquoi refuse-t-il d’obtempérer aux ordres de la tutelle?
Autant de questions qui troublent les cadres et agents de l’administration publique des Affaires coutumières. Retraité par Ordonnance du Président de la République, le secrétaire général Claude Kalala a décidé de s’accrocher à son poste, au mépris des lois de la République qui régissent l’administration publique. Cette situation engendre une véritable paralysie du travail au sein de ce service public relevant du ministère de l’Intérieur.
«Nous nous demandons comment il peut encore effectuer des missions officielles, alors qu’il a été mis à la retraite par Ordonnance présidentielle, et notifié par le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, qui gère les carrières des agents publics de l’État», s’interrogent les agents du Secrétariat général aux Affaires coutumières. Ces derniers tiennent fermement à ce qu’une cérémonie de remise et reprise ait lieu entre le SG retraité et le directeur des ressources humaines.
«Ce refus manifeste du secrétaire général retraité plonge notre administration dans une ambiance terne. Nous demandons aux deux vice-Premiers ministres, de l’Intérieur et de la Fonction publique, d’agir au plus vite afin d’ordonner la remise et reprise rapide. C’est la seule issue pour relancer le travail au sein de cette administration, chargée entre autres de gérer et de régler les conflits coutumiers qui continuent de freiner la République», ont déclaré les agents rencontrés jeudi 31 juillet devant l’immeuble abritant plusieurs services administratifs, dont celui des Affaires coutumières.