
Fini la tolérance. Dans un communiqué publié le 1er août, le Fonds de Promotion de l’Industrie -FPI- a lancé un ultimatum à ses débiteurs en souffrance: régulariser leur situation avant le 24 août 2026, ou voir leurs dossiers transmis au gouvernement.
Cette offensive intervient en exécution du communiqué n°01/07/CAREC-FPI/2026 du 24 juillet 2026 de la Commission Spéciale d’Appui au Recouvrement des Créances en souffrance, CAREC-FPI. L’objectif: récupérer les créances qui pèsent sur le portefeuille de l’institution et sécuriser les finances publiques.
Cap sur Gombe et les directions provinciales
Le FPI appelle tous les débiteurs défaillants à «se rapprocher des services compétents» dès la publication du communiqué.
Ils sont invités à se présenter à la Direction Générale du FPI, avenue Lokole n°4 à Gombe, ou à la direction provinciale compétente. Sur place, il leur faudra solliciter un état actualisé de leur dette, proposer un plan d’apurement assorti de garanties, et respecter scrupuleusement les engagements qui seront convenus.
Pour éviter l’engorgement, le FPI demande de prendre rendez-vous au +243 85 14 69 961 ou 81 69 05 362.
La carotte et le bâton de la CAREC-FPI
Le FPI joue sur deux tableaux. D’un côté, il promet un traitement «conformément aux procédures en vigueur» pour ceux qui se manifesteront «de bonne foi» avant le 24 août. De l’autre, il brandit la menace.
«Les dossiers des débiteurs qui ne se manifesteront pas dans le délai fixé par la Commission, seront transmis aux structures compétentes pour l’application des mesures prévues par le Gouvernement», prévient le communiqué.
Sans citer les sanctions, le FPI invite à privilégier «un règlement à l’amiable» afin de préserver «la continuité de leurs activités économiques» et «les intérêts financiers de l’État».
Avec cette campagne de recouvrement, le FPI, principal outil de financement de l’industrialisation en République Démocratique du Congo, cherche à renflouer ses ressources pour relancer les crédits aux PME et aux projets industriels.



