
Le vieillissement de l’administration publique préoccupe Félix Tshisekedi. Dans sa communication lors de la réunion du Conseil des ministres du vendredi 28 août, le président de la République a affirmé que plus de 300.000 agents et fonctionnaires de l’État auraient déjà atteint ou dépassé l’âge statutaire de la retraite, certains continuant à travailler malgré un âge avancé.
Dans le lot, des agents septuagénaires, octogénaires, voire nonagénaires encore en activité au sein de l’administration publique. Une situation qui, selon lui, rend urgente la mise en œuvre d’un vaste programme de rajeunissement de la fonction publique. Pour accélérer ce processus, Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de mettre en place un plan trimestriel permanent de mise à la retraite. Le dispositif devra couvrir aussi bien le régime général que les régimes particuliers de retraite.
L’objectif est de permettre aux agents concernés de quitter dignement la fonction publique, notamment grâce au paiement effectif de leurs indemnités de fin de carrière et de leurs pensions. Mais le financement de cette opération constitue l’un des principaux défis. Pour contourner cet obstacle, le président a suggéré des mécanismes «innovants et pérennes» pour prendre en charge les départs massifs à la retraite. Félix Tshisekedi préconise notamment d’explorer des partenariats avec les banques ainsi que la valorisation des réserves et placements de la sécurité sociale des agents publics.
La réforme vise à réduire le poids du vieillissement de l’administration et de la masse salariale de l’État. Elle devrait, à terme, ouvrir davantage d’espace au recrutement et au rajeunissement des effectifs de la fonction publique.


