
Le respect du code de la route en RD-Congo, c’est pour les autres. Et jamais les membres du gouvernement et autres officiels de haut rang. Dans leurs cortèges officiels, ces derniers ne veulent pas en attendre parler, au nom de la priorité devenue pour eux une règle de jeu inviolable, laquelle leur est assurée le retentissement des assourdissant des sirènes pour réclamer un libre passage. Cependant, ce comportement est loin de faire l’unanimité dans l’opinion, de telle sorte que beaucoup trouvent à y redire.
Pour sa part, consciente de cette réalité, la Première ministre Judith Tuluka Suminwa a instruit le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur de mettre en application les textes qui réglementent l’usage des cortèges en RD-Congo. En d’autres termes, la cheffe du gouvernement a lancé, lundi 22 juillet 2024 au Palais de la nation, un message clé aux membres de son équipe, celui de respecter le code de la route.
«L’exemplarité des responsables que nous sommes, nous astreint à être les premiers à respecter nos textes légaux et réglementaires, notamment le Code de la route. Un ministre n’est pas au-dessus de la loi, mais plutôt un exemple pour la société. Pour cela, je demande au vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur d’instruire, sans délai et de mettre strictement en application les textes qui réglementent l’usage des cortèges, d’une part, et, d’autre part, d’instruire la Police par rapport à l’obligation pour tous au strict respect du Code de la route y compris pour les officiels», a martelé Judith Suminwa, ajoutant que «ceci n’est qu’un exemple».
La Première ministre a fait cette déclaration lundi dernier aux membres du gouvernement alors que ces derniers participaient au séminaire d’orientation initié par le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi. Dans le même ordre d’idées, il sied de noter que la semaine dernière, le cortège du président du bureau d’âge du Sénat, Pascal Kinduelo, était tombé dans les mailles de la Police pour le sens unique et son chef de sécurité a été arrêté pour le même dossier. Mais il est un fait que pour un comportement qui s’est longtemps enraciné dans le commun de mortel RD-congolais, le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur aura vraiment du pain sur la planche.
