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RDC : Roger Kamba vante les mérites de la gratuité de la maternité

Au cours du programme télévisé spécial axé sur «la masculinité positive en RD-Congo, avancées enregistrées et perspectives dans les secteurs de l’éducation, la santé et l’autonomisation de la femme congolaise», diffusé dans la nuit du mercredi 03 avril 2024 à la Télévision nationale congolaise -RTNC-, le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, n’a pas hésité un seul instant de répondre sur les questions d’actualités liées à la gratuité de la maternité qui, selon certaines langues, les avancées ne sont pas significatives depuis le lancement de ce programme.

Devant la presse nationale et internationale, Roger Kamba a éclairé la lanterne de l’opinion sur ce qui est déjà fait en l’espace de 6 mois. «Je tiens à rappeler que notre programme de gratuité a été lancé il y a seulement six mois car, l’opinion pense qu’il est en marche depuis longtemps. En six mois, nous avons 13000 femmes que nous soignons déjà. Soit 60% des femmes que nous prenons en charge. Ce qui veut dire que nous sommes en train de monter en puissance. Ce n’est pas un programme qui doit se mettre en route et réussir d’un coup», a-t-il indiqué.

Et de poursuivre:  «avant de lancer la gratuité de la maternité, nous avons fait l’étude de lieu. Voir quelle est la situation réelle puisque la qualité des soins était déjà mauvaise de manière générale. Il a fallu mettre le contenu. Il y a la qualité du prestataire, du diagnostic, c’est-à-dire installer les équipements pour diagnostiquer et les médicaments puisqu’à la fin, il faut donner les médicaments. Ce sont ces trois choses qui constituent la qualité des soins. Quand on regarde ces trois éléments, on se rend compte qu’il y avait beaucoup de lacunes et nous sommes en train de travailler. Dans nos hôpitaux, les femmes étaient en prison avec ces problèmes. Malgré cela, les femmes continuaient à accoucher dans nos centres».

A en croire le ministre de la Santé publique, la levée de la barrière financière et l’amélioration de la qualité des soins dans ce programme sont des éléments importants pour diminuer le taux de mortalité causée par l’accouchement.

«En RD-Congo, les femmes vont presqu’à 80% dans des centres de santé mais elles mouraient. Ce qui signifie que c’est un problème de qualité. On le sait déjà. Sauf qu’on ne résout pas tout le problème d’un coup. C’est pourquoi on a d’abord levé la barrière financière pour que les femmes viennent sans contrainte. Puisque le fait de ne pas venir augmentera une fois de plus le nombre de mortalité due à l’accouchement. Ensuite, on améliore la qualité en sachant qu’on parle des trois éléments essentiels qui est la qualité du prestataire, de l’équipement et des médicaments puisque la plupart sont des mauvaises qualités».

Abordant la question sur les ingrédients réunis pour améliorer la qualité des soins, Roger Kamba a répondu en ce terme: «Pour les équipements qui font partie de la qualité, on les a réceptionné pour plus de 2000 maternités. Ces équipements, il faut les emmener dans des différents centres de santé. Il y a du retard à cause du transport. Ces sont là, les choses qui ralentissent ce processus. Ces équipements sont déjà achetés et nous sommes en train de les déployer dans nos maternités plus de 2000 kits qui comprennent des lits d’accouchement, banques de sang et autres. Concernant la qualité, on vient de recevoir les équipements de centre de simulation pour permettre aux sages-femmes à pratiquer sur des mannequins. Ce qui va leur permettre de monter en qualité».

Et de poursuivre: «au niveau du ministère de la Santé publique, nous avons plus de 25000 agents mais on a moins de 1% des sages-femmes. J’ai donné mon accord pour qu’on crée l’Ordre national des sages-femmes qui vont bénéficier d’une formation. Puisque nous sommes déjà en train de former des médecins conseils, qui feront d’office d’intermédiaires entre le malade et l’hôpital. Quand nous sommes arrivés, il n’y avait pas de médecins conseils. Le tout dans le but de remonter le facteur de la qualité qui est les ressources humaines et l’achat des bons médicaments».

Et de conclure: «il y a plusieurs choses que nous sommes en train de faire et tout ne peut pas se voir d’un coup. Nous travaillons toujours dans le but de diminuer le taux de mortalité. Je profite de l’occasion pour dire aux centres de santé de ne pas retenir les femmes qu’ils ne peuvent pas soigner. De les libérer bien avant. C’est le premier problème qu’on a remarqué après avoir fait une évaluation. Aux Cliniques universitaires, le taux de mortalité est très élevé à cause des transferts des femmes que les centres de santé ont gardées pendant longtemps. Allez-y comprendre que ce sont des centres qui n’ont pas le niveau».

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