
Le Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral -CNSA- s’est réuni mardi 10 février à Kinshasa, sous la présidence de Joseph Olenghankoy. Le président du CNSA a salué «une prise de position claire» en faveur d’un Dialogue national inclusif, à l’issue du sommet tenu la veille à Luanda, a indiqué un communiqué rendu public par l’organe.
Lors de la séance ordinaire hebdomadaire, les membres ont notamment pris connaissance du rapport fait par Olenghankoy sur sa mission en Afrique du Sud du 1er au 7 février 2026. Invité par l’African Centre for the Constructive Resolution of Disputes -ACCORD-, le Centre for Africa and Near East Studies -CANES- et la Thabo Mbeki Foundation, le président du CNSA a participé à un colloque sur la résolution pacifique des conflits et multiplié des entretiens avec des responsables sud‑africains intéressés par l’évolution des relations bilatérales et les perspectives de paix en RDC.
Le Conseil est ensuite revenu longuement sur les récentes initiatives régionales en faveur d’un dialogue inter‑congolais. Il a rappelé la déclaration adoptée à l’issue de la rencontre de Luanda du 9 février, réunissant les chefs d’État Joao Lourenço, Faure Gnassingbé, Félix Tshisekedi et l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo. Cette déclaration charge le président angolais Joao Lourenço de consulter les parties congolaises afin de créer les conditions nécessaires à la tenue d’un Dialogue national inclusif.
Le CNSA s’est félicité de l’engagement africain et a insisté sur la nécessité de respecter les processus et engagements déjà pris, notamment lors des rencontres tenues à Washington et à Doha. L’organe estime que la résolution de la crise en République Démocratique du Congo nécessite une approche «holistique» combinant dimension militaro‑sécuritaire et dimension politique.
Pour le CNSA, le Dialogue national inclusif doit rassembler toutes les composantes de la société congolaise -gouvernement, groupes armés concernés dont l’AFC/M23 cité dans le communiqué, forces politiques de la majorité et de l’opposition, ainsi que la société civile -afin d’examiner les questions relatives au lieu, aux participants, à l’agenda, à la direction des travaux et aux mécanismes de mise en œuvre des décisions.
Le Conseil a annoncé qu’il poursuivra l’élaboration de sa propre contribution destinée aux organisateurs du dialogue et a invité l’ensemble des parties prenantes à adopter une attitude constructive pour «déblayer le terrain» et garantir des conditions techniques et politiques propices à un dialogue utile et réussi. Le CNSA considère que la mobilisation de l’Afrique et l’avancée de ces préparatifs constituent une opportunité pour engager un processus politique inclusif susceptible de favoriser la consolidation de l’unité nationale et la mise en œuvre de politiques publiques favorisant la paix et le développement en République Démocratique du Congo.
YA KAKESA

