
Didier Budimbu déjà aux affaires. Le nouveau ministre RD-congolais des Sports et loisirs a pris officiellement ses fonctions à la suite de la cérémonie de remise et reprise avec François Kabulo Muana Kabulo, qui s’est tenue jeudi 13 juin dernier à l’immeuble Kasaï, dans la commune de la Gombe. Au cours de cette cérémonie, l’ex-ministre des Hydrocarbures a affirmé être «conscient des défis et compétitions qui l’’attendent» et promet de «mettre toutes les capacités au service du pays pour l’essor des activités sportives et de loisirs».
L’élu de Kasangulu aura du pain sur la planche pour redorer le blason du sport en RD-Congo. Dès sa prise de ses fonctions, Didier Budimbu a fixé d’abord pour priorité «le rassemblement de toutes les fédérations». «On va travailler ensemble, on n’a pas droit à l’échec. Le sport étant un secteur de proximité, on doit travailler pour redonner de la joie au peuple RD-congolais», a martelé Didier Budimbu.
Durant son premier discours à la tête du ministère des Sports et loisirs, Budimbu a également lancé un appel à l’unité et à l’ensemble du mouvement sportif. «Je ne veux pas de conflits, car un royaume divisé n’a pas de longs jours. Mon prédécesseur s’en va mais reste un sportif et je n’hésiterai pas à le consulter en cas de besoin», a-t-il indiqué.
Fils de Dikumbaka Budimbu, Professeur de l’UPN ainsi que de l’UNIKIS, Didier Budimbu n’est pas du genre à se laisser décourager par ces défis. Sa carrière au sein des gouvernements Ilunkamba et Sama a été façonnée par un dévouement constant envers le progrès et le développement de la RD-Congo. Avant de prendre les commandes du ministère national des Hydrocarbures en avril 2021, Didier Budimbu avait déjà laissé sa marque dans l’arène politique. Son parcours a été ponctué d’une période de deux ans en tant que vice-ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique -EPST- dans le gouvernement Ilunkamba.
«Budimbu est un homme honnête. Partout où il passe, il laisse ses empreintes. L’influence familiale a joué un rôle crucial dans la formation de Didier Budimbu. Il est fils de l’ambassadeur Dikumbaka Budimbu, un érudit ayant enseigné à l’Université pédagogique nationale de Kinshasa ainsi qu’à l’Université de Kisangani, et de Suzanne Yala Kaba, une professionnelle retraitée de la Société congolaise des postes et télécommunications. Son parcours, marqué par des rôles variés au sein du gouvernement, reflète une détermination à contribuer de manière significative à la croissance et au progrès de la République démocratique du Congo. Sa polyvalence politique, sa formation familiale solide et sa nature équilibrée font de lui un acteur essentiel dans le paysage politique actuel», a témoigné un de ses anciens collaborateurs.
Attendu au tournant, l’ex-ministre des Hydrocarbures devra, en outre, travailler comme un malade pour doter la RD-Congo d’une politique sportive nationale, tant souhaitée par l’ancien président de la FECOFA, Constant Omari. Une autre tâche ardue consistera à obtenir de l’Assemblée nationale, via le gouvernement, la révision de Loi sportive promulguée le 24 décembre 2011 par l’ancien Président de la République Joseph Kabila Kabange et reloger à la même enseigne toutes les fédérations sportives.



