
Le restaurant Poivre noir, dans la commune de la Gombe, a servi de cadre dans l’après-midi du jeudi 14 novembre dernier à la tenue de la dixième édition du Forum international d’affaires dit «Makutano». Parmi les personnalités de haut rang présentes à cette rencontre, le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement RD-congolais, Patrick Muyaya Katembwe. Ce dernier qui a été convié au forum «Agriculture House» ayant pour thème: «Quel new deal pour le café congolais?», a annoncé la mise en place des mesures incitatives pour accompagner les producteurs œuvrant dans les filières du café et du cacao.
Par la même occasion, il a précisé que son ministère et celui du Commerce extérieur travaillent d’arrache-pied sur les stratégies de communication à mettre en place pour bien positionner le café et le cacao RD-congolais, et bien d’autres produits agricoles RD-congolais sur le marché international et ce, dans le respect des normes fixées au niveau des différents marchés.
«Cela peut paraître bizarre que le ministre de la Communication participe à un panel sur le new deal pour parler du café, mais parce que simplement le café peut être un outil de rayonnement de notre pays sur le plan mondial», a expliqué le porte-parole du gouvernement, ajoutant qu’il y a des pays qui sont connus mondialement comme la RD-Congo pour le cuivre et le cobalt. «Pourquoi n’ajouterait-on pas le café dans cette réputation?», s’est-il interrogé. Et de poursuivre: «donc, il était question de discuter avec les autres panelistes sur les stratégies pour arriver à positionner notre café afin qu’il soit consommé partout ailleurs. Pour moi, nous devons d’abord consommer notre café localement. En parlant beaucoup de Country Branding, nous voulons montrer à l’extérieur ce que nous avons comme atouts ou potentialités. Il faut commencer par l’intérieur. C’était dans ce sens-là que j’ai orienté ma communication. Ce qui est bien, c’est qu’il existe déjà une communauté des café-agriculteurs».
Puis: «maintenant, il faut comme gouvernement voir dans quelle mesure nous pouvons mettre des structures et des mesures d’accompagnement pour que notre café puisse être bien positionné et je pense qu’au regard de l’engouement dans la salle et des différentes interventions, nous allons plutôt vers la convergence et le reste sera une question décisive au niveau des ministères dédiés».
Julien Paluku, marketeur en chef des produits RD-congolais
Le ministre Muyaya a rappelé à la presse présente à ce forum que son collègue Julien Paluku joue un rôle prépondérant dans le marché international d’affaires. «Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, qui est le marketeur en chef des produits RD-congolais est en train de renforcer des stratégies avec l’accompagnement de mon ministère. C’est-à-dire la stratégie de vente de nos produits auprès des pays partenaires. Maintenant, il faut des pistes. Nous avons par exemple, la Chine qui a ouvert son marché pour des produits RD-congolais. Qu’est-ce que nous y apporterons? Il y a évidemment des exigences en termes de qualité des normes de production. C’est le ministre du Commerce extérieur qui va regarder et, donc, pour le reste, nous avons mis une stratégie claire, car les problématiques sont connues, les solutions aussi. Pour le reste, c’est juste le temps de maturation de la mise en œuvre de ces différentes solutions», a fait savoir Patrick Muyaya.
L’histoire retiendra que le panel sur «Agriculture House» a également été rehaussé de la présence du ministre de l’Industrie et PME, Louis Kabamba Watum, sans oublier les représentants des producteurs, de la Fédération des entreprises du Congo -FEC-, de l’Agence nationale de promotion des exportations et de l’Agence des États-Unis d’Amérique pour le développement international -USAID- qui appuient déjà les producteurs locaux pour faire bénéficier à la RD-Congo de l’AGOA qui permet aux pays d’Afrique subsaharienne éligibles d’exporter la plupart de leurs produits aux États-Unis d’Amérique et ce, sans droits de douane. Mais, ainsi que l’a souligné le ministre Muyaya, lui-même, les RD-Congolais sont dans l’obligation d’aimer leurs produits, de les consommer en priorité avant de les faire consommer aux étrangers.


