
Une grave décision est tombée au sein de l’administration publique, spécialement à l’Inspection générale du travail -IGT. Par décision prise en vertu de l’article 41, alinéa 6, de la Loi portant Statut des agents publics de l’État, le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a suspendu, lundi 9 février 2026, l’Inspecteur général du travail, Jean-Paul Mboma Muyuku, de toutes ses fonctions au sein de l’Administration publique, avec effet immédiat, pour manquement grave aux devoirs de ses fonctions.
En effet, dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, l’Inspecteur général du travail, Jean-Paul Mboma, a tenu des propos stigmatisant les agents publics de l’État d’origine katangaise affectés à Kinshasa. «Au regard de la gravité des propos qui lui sont imputés dans des extraits vidéos portés à ma connaissance, dans lesquels il semble clairement stigmatiser les agents relevant d’une partie du territoire national, dans un contexte où notre pays, sous l’autorité de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, est, plus que jamais, engagé dans les efforts de renforcement de l’unité et de la cohésion nationale, tout propos discriminatoire, divisionniste ou régionaliste ne saurait être toléré. En sus de ces images, d’autres faits, non moins graves, m’ont été rapportés, avec preuve à l’appui, lesquels faits sont de nature à compromettre l’honneur et la dignité de ses fonctions», a souligné le VPM Jean-Pierre Lihau.
«En vertu de la plénitude de l’action disciplinaire que me confère l’article 41, alinéa 6, de la Loi portant Statut des agents publics de l’État, et en attendant les conclusions des enquêtes d’ores et déjà diligentées, j’ai décidé de suspendre de toutes ses fonctions au sein de l’administration publique, avec effet immédiat, Monsieur Mboma Muyuku Jean-Paul, matricule 726.180, grade: Secrétaire général, fonction: Inspecteur général du travail», a décidé le gestionnaire des ressources humaines de l’État.
Dans sa décision, le VPM Lihau a précisé qu’en attendant, un haut fonctionnaire du secteur, revêtu au moins du grade statutaire de directeur nommé, va assurer l’intérim. Par cette décision, Lihau envoie un message d’avertissement à tous les chefs de services qui oseraient afficher un comportement de stigmatisation, de division ou de tribalisme au sein de l’administration publique qui, du reste, est apolitique.
«Les hauts fonctionnaires de l’État sont tenus au devoir d’éthique et de moralité. Nous y veillerons avec davantage de vigilance. La Loi est dure, mais c’est la Loi», a-t-il averti d’un ton ferme. L’occasion faisant le larron, Lihau a fait une mise au point sur l’arrêté qu’il a signé le 28 janvier 2026, portant mise en place générale des secrétaires généraux de l’administration publique, lequel arrêté a suscité divers commentaires.
«L’article 74 de la Loi portant statut des agents de carrière des services publics de l’État, reprenant in extenso ce pouvoir du Chef de l’État, précise, en son alinéa 2, je cite: -les Secrétaires généraux sont affectés et mis en service par le ministre ayant la Fonction publique dans ses attributions. Ce qui a été fait comme cela a toujours été le cas», a précisé Lihau.
Et de renchérir: «l’Arrêté portant mise en place générale des Secrétaires généraux de l’administration publique ne constitue donc nullement un acte de nomination au grade statutaire, mais plutôt un acte d’affectation, suivant des critères objectifs basés sur les profils et dossiers administratifs respectifs, des hauts fonctionnaires revêtus du grade de secrétaire général aux différents emplois correspondant aux grades dont ils sont, pour la majorité, déjà porteurs».
S’agissant des nombreux SG ayant été envoyés à la retraite, d’autres, malheureusement, décédés, le VPM Lihau a fait savoir qu’il était impérieux de procéder à leur remplacement par des Secrétaires généraux qui avaient déjà été nommés, il y a de cela un an, par le Président de la République, et qui attendaient leur affectation.

