
Le Front commun pour le Congo -FCC- a réagi avec force à la condamnation à mort, par contumace, de son autorité morale Joseph Kabila, ancien Président de la RD-Congo. Le verdict a été prononcé mardi 30 septembre à Kinshasa par la Haute cour militaire de la RD-Congo. Pour le FCC, il s’agit d’une «tragi-comédie». «C’est sans surprise que le FCC a suivi le dernier acte de cette tragi-comédie qui se jouait depuis plusieurs mois à la Haute cour militaire», lit-on dans un communiqué signé par Raymond Tshibanda, président de la cellule de crise du FCC.
Le texte dénonce un homme «se rêvant en monarque absolu» et ayant «gouverné notre beau et grand pays par la terreur». Les massacres de Kilwa, les exactions contre les adeptes de la secte Wazalendo à Goma et d’autres événements tragiques sont cités comme exemples de cette gouvernance par la peur.
Une justice instrumentalisée
Selon le communiqué, «depuis près de quatre ans, le FCC n’a cessé de dénoncer -sans être démenti par les faits- la restauration de la dictature et l’instrumentalisation croissante, tant de la justice que de la puissance publique, à des fins politiques dans notre pays». La condamnation de Joseph Kabila ne serait pas seulement celle d’un homme, mais une atteinte à l’État de droit et aux conquêtes démocratiques obtenues par le peuple depuis deux décennies.
Un verdict inacceptable
«C’est en cela qu’elle est inacceptable. C’est pour cela qu’elle doit et sera combattue. Sans répit. Avec détermination. Jusqu’à ce que la tyrannie soit vaincue. Et elle le sera! Ce n’est pas une option. C’est un devoir constitutionnel», insiste le FCC. La Cour militaire a condamné Joseph Kabila à la peine de mort et au paiement de 29 milliards USD pour plusieurs charges, notamment trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel. Le camp du condamné conteste ces accusations et n’a pas pris part au procès, de son ouverture jusqu’au verdict. Ci-dessous, le communiqué du FCC.
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