
L’esplanade du Palais du peuple a accueilli, lundi 30 juin 2025, la deuxième édition de «Trompette du réveil», organisée par les Communautés unies du réveil -CUR- en collaboration avec toutes les églises de Kinshasa. Coïncidant avec le 65ème anniversaire de l’indépendance de la RD-Congo, cette activité a été l’occasion de prier pour la nation RD-congolaise qui espère inaugurer une ère de paix, après la signature, le 27 juin à Washington, d’un accord historique avec le Rwanda.
Surfant sur cette «étape importante», Dodo Kamba Israël, archevêque supérieur de la CUR, a salué «les efforts visant à faire progresser la paix, la stabilité et la réconciliation dans la région». Le numéro 1 des CUR a appelé au respect de cet accord, dit de Washington. A l’en croire, cet accord pourrait être le socle d’une «liberté» des populations RD-congolaises, aujourd’hui «subjuguées par d’autres nations». Devant une foule en liesse, Dodo Kamba a également salué les récentes victoires diplomatiques engrangées sous le leadership du Président Félix-Antoine Tshisekedi qui, selon lui, a placé le pays dans un élan de dénonciation de l’injustice, de la marginalisation et du complot.
«Nous avons la responsabilité de faire le bien et non le mal, de ne pas arracher les biens des gens avec autorité parce que vous en avez le pouvoir», a-t-il exhorté par la suite. Et de poursuivre : «que celui qui revêt l’armure ne se glorifie pas plus que celui qui l’a déposée. Avant vous, il avait des gens. Après vous, il y en aura aussi. Traitez bien les autres et on vous traitera bien à votre tour». Dans un costume de pacificateur, Dodo Kamba a invité ceux qui ont pris les armes à se surpasser pour faire prévaloir l’intérêt supérieur de la nation, notamment en s’alignant sur l’objectif de l’intégrité du territoire national.
«Ce n’est pas bien de tuer ses frères. Notre combat doit être loyal, notre défense, notre lutte doivent être légales», a-t-il conscientisé. Aux responsabilités religieux, Kamba a sonné la fin de la course à l’argent des politiques pour servir ensuite leur servir de porte-voix, sous prétextes d’une quête de paix et de construction du pays. Dans la foule immense ayant fait le déplacement de l’esplanade du Palais du peuple ce jour d’indépendance, plusieurs figures politiques ont été aperçues, notamment Jean Claude Tshilumbayi, premier vice-président de l’Assemblée nationale.
