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RDC : Jonathan Bialosuka réélu président national de l’ABG

Véritable manager, le député national Jonathan Bialosuka Wata est réélu président du parti politique Alliance pour la bonne gouvernance -ABG- pour un mandat de 5 ans renouvelable, à l’issue du deuxième congrès tenu samedi le 20 juillet à Kinshasa/Limete, jour qui a coïncidé avec les 7 ans de vie de ce parti de masse. Le collège des fondateurs de cette formation politique, membre de l’Union sacrée de la nation -USN-, a justifié cette réélection par le travail remarquable que l’ancien ministre de la Pêche et élevage a réalisé à la tête du parti.

Lors de son premier mandat, celui que les cadres et militants de ce parti appellent affectueusement -Ya Wata- a réussi à hisser l’ABG au rang des grands partis dans l’espace politique RD-congolais. Telle est la raison fondamentale qui a poussé le collège des fondateurs à le réélire pour un second mandat. Une décision qui a été saluée par les congressistes venus non seulement de toutes les communes de Kinshasa mais de toutes les provinces de la République. Tout s’est passé en présence de nombreux invités des partis politiques partenaires et alliés de l’ABG au nombre duquel se trouvaient les députés nationaux Jacques Djoli et Chimène Polipoli respectivement rapporteur et questeur de l’Assemblée nationale.

Les partis politiques PALU de Didier Manzenga, ACO de Dany Banza, le PNRD du Professeur Omer Kutumisa et tant d’autres ont rehaussé de leur présence les assises du 2ème congrès ordinaire de l’ABG qui a totalisé 7 ans d’existence. Surpris par sa réélection, Jonathan Bialosuka qui ne mesurait pas que le travail qu’il réalisait, portait des fruits, a remercié le collège des fondateurs pour la confiance renouvelée. Dans son discours-bilan, le désormais président national de l’ABG a promis de continuer à porter plus haut l’étendard de ce parti de masse dans l’unité, le travail et le progrès. «Je vous exhorte de garder nos lampes allumées, nos lances aiguisées, notre mobilisation tous azimuts et ferme, notre détermination au travail pour les prochaines batailles à la conquête du pouvoir. Mettons-nous au travail, car 2028 c’est déjà aujourd’hui», a-t-il indiqué aux cadres et militants de sa formation politique.

Dans son discours-bilan, il a laconiquement évoqué les hauts et les bas de son premier mandat. «Sur le plan politique, l’ABG a connu 7 ans de gloire. En 2019, à l’époque parti membre du FCC, l’ABG a participé à toute les étapes de la mise en place des institutions de la République, tant au niveau central que provincial. A ce titre, suite à son poids politique issu des élections de 2018, l’ABG a eu un ministre au gouvernement central, des ministres provinciaux et des directeurs généraux dans les provinces de Kinshasa et du Kwango, un vice-gouverneur dans la province de la Tshopo», a-t-il fait savoir.

A l’entendre, après le changement politique intervenu au pays à la suite de la création de l’USN et le basculement de la majorité parlementaire, l’ABG avait répondu à l’appel lancé par le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi en adhérant à l’USN. Pour Jonathan Bialosuka, les 7 ans ont permis pour la démonstration de force et de maturité.

«Toujours sous mon leadership éclairé et le soutien de tous les cadres et militants, l’ABG a su s’imposer parmi les grands partis politiques dans ce pays. Notre parti a su assoir la vision du Chef de l’Etat lors de ses nombreuses tournées de sensibilisation, matinées politiques et meeting populaires qui ont un impact très positif à l’élection massive du Chef de l’Etat même dans les coins considérés jadis comme bastion de l’Opposition. Nous pouvons dire, aujourd’hui, sans peur d’être contredit, que nous avons été parmi les artisans principaux de la réélection de notre candidat Président de la République, Fatshi Béton», a déclaré Jonathan Wata avant de déplorer le combat et les peines endurés durant les 7 ans d’existence de son parti.

«A l’avènement de l’USN, bien qu’adhérant de la 1ère heure, l’ABG et ses dirigeants ont fait l’objet d’un acharnement et d’une diabolisation à outrance de la part de certaines personnalités politiques ayant une parcelle de pouvoir à cause d’une guerre de leadership dans le Grand Bandundu et à Kinshasa. C’est ainsi que depuis 2021, malgré son poids politique, l’ABG a vu ses dirigeants dans les institutions, soit débauchés par le phénomène de la transhumance, soit être évincées pour celles qui ont refusé de trahir le parti», a-t-il regretté.

Et de poursuivre: «les injures de tout genre, les menaces de mort, la diabolisation et les diffamations étaient au rendez-vous à la veille de chaque événement politique majeur. Imperturbable, je suis resté fidèle et loyal au Chef de l’Etat et aux institutions de la République. Lors des élections de 2023, l’ABG a eu des élus à tous les niveaux: Fatshi pour la présidentielle, 2 députés nationaux, 5 députés provinciaux, 1 sénateur, 1 président de l’Assemblée provinciale du Kwango et 1 gouverneur dans la Tshopo. Sur le plan socio-économique, en acteur de développement et pour accompagner la vision du Président de la République, tous les élus de l’ABG et moi-même avons réalisé sur fonds propres des œuvres sociales à impact visible dans nos circonscriptions respectives notamment la construction des infrastructures scolaires, sanitaires et administratives, des marchés modernes, etc.».

Pour ce qui est de la guerre d’agression imposée par le Rwanda et l’Ouganda à la RD-Congo, Jonathan Bialosuka a invité les acteurs politiques de taire les querelles politiciennes et les luttes de positionnement pour avoir à l’esprit l’intérêt général de la nation.

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