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RDC: Jean-Marie Ntantu-Mey plaide pour un front commun intérieur 

Le coordonnateur de l’Alliance des leaders de la Société civile -ALSOC-, Jean-Marie Ntantu-Mey, appelle le Président Félix-Antoine Tshisekedi à organiser d’urgence un front commun intérieur pour faire face à la guerre d’agression menée contre la RD-Congo, particulièrement dans sa partie orientale. Dans un communiqué transmis à la rédaction d’«AfricaNews», cet acteur majeur de la Société civile RD-congolaise et figure historique des différents dialogues nationaux depuis la Conférence nationale souveraine -CNS-, alerte sur l’urgence de mobiliser toutes les forces vives de la nation. Il plaide pour une union des institutions, de l’Opposition pacifique et de la Société civile autour d’une même table.

«Comme l’ALSOC le demande depuis un an dans ses correspondances adressées au Chef de l’État, aux institutions, aux Confessions religieuses, aux ambassades et aux acteurs politiques et civils, il est impératif de mettre en place une structure unifiée pour restaurer la paix à l’Est», souligne le communiqué. Jean-Marie Ntantu-Mey évoque notamment sa récente rencontre, le 4 juin 2025, avec l’opposant Martin Fayulu, à l’issue de laquelle les deux personnalités ont renouvelé leur appel à une concertation nationale inclusive.

Un dialogue national à trois piliers

Pour l’ancien ministre des Transports et des Communications, le dialogue tant attendu par les RD-Congolais devrait débuter par une entente interne entre le Pouvoir, l’Opposition pacifique et la Société civile. Il estime que seul un consensus national pourra légitimement conduire à des discussions avec les groupes armés et les partenaires extérieurs, afin d’éviter toute contestation future des conclusions.

Dans cette optique, Jean-Marie Ntantu-Mey propose que les réunions du futur front commun soient organisées sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo -CENCO-, de l’Eglise du Christ au Congo -ECC- et de la Commission d’intégrité et de médiation électorale -CIME. «Participeraient à ces réunions au minimum quinze personnalités, désignées de manière équitable: cinq pour le Pouvoir, cinq pour l’Opposition pacifique et cinq pour la Société civile», précise-t-il.

Mettre de côté les divisions

Le coordonnateur de l’ALSOC insiste également sur la nécessité pour chaque organisation d’œuvrer dès maintenant à convaincre les radicaux de chaque camp -Pouvoir, Opposition et Société civile- de mettre de côté leurs divergences pour privilégier l’unité, la paix et la cohésion nationale. Enfin, il exhorte le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi à se comporter «en Chef d’État» au service de tous les RD-Congolais, et non «en chef de famille politique».

Hénoc AKANO

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