
Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemin Shabani Lukoo, a officiellement lancé la vulgarisation de la politique nationale de prévention et de règlement des conflits communautaires et coutumiers en RD-Congo. En fait, la vulgarisation de ce cadre programmatique inaugure ainsi le processus de la mise en place de la politique nationale des affaires coutumières. Donnant le go de cette activité, Jacquemin Shabani a fait savoir que cette politique s’inscrit dans la ligne droite de la vision du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi qui prévoit, en son deuxième pilier, la protection du territoire national et la sécurisation des personnes et de leurs biens.
«Pour matérialiser cette vision, le Programme d’actions de gouvernement -PAG- 2024-2028 envisage entre autres mécanismes, la mise en place d’un dispositif de prévention et de résolution des conflits communautaires et coutumiers», a-t-il indiqué. Et de renchérir: «par souci d’adéquation aux documents officiels de programmation de référence, l’administration des Affaires coutumières a produit sa politique sectorielle avec pondération majeure aux stratégies de prévention et de règlement des conflits communautaires et coutumiers. D’où son intitulé de ‘’La politique nationale de prévention et de règlement des conflits coutumiers’’».
Le patron de la territoriale a été très précis dans son message. Pour lui, l’amélioration des conditions de vie, la stabilisation et la sécurisation des entités coutumières ainsi que la réduction des conflits au travers de la mise en œuvre de cette politique nationale contribueront assurément à la pacification des zones en conflits à travers le pays.
«En conséquence, j’invite les cadres et agents du Secrétariat général aux Affaires coutumières à bien mener cette première stratégie de vulgarisation et de promotion afin de procurer à la politique nationale du secteur des Affaires coutumières les moyens nécessaires à sa mise en œuvre concluante», a exhorté le chef de la sécurité. Et de rassurer: «l’implication de la tutelle est garantie et reste en éveil jusqu’à l’évaluation finale de l’ensemble du processus. J’exhorte également les partenaires techniques et financiers traditionnels et potentiels à apporter leur appui à la mise en œuvre des programmes et des projets de cette première stratégie sectorielle des Affaires coutumières».
Le VPM Shabani n’a pas manqué de rappeler que l’exercice du service public exige de ses acteurs, la conformité au cadre normatif en vue de consolider et de préserver l’unité de son action générale. Il a fait savoir que c’est pour répondre à cet impératif réglementaire que le Secrétariat général aux Affaires coutumières avait été instruit par sa tutelle depuis 2021 de produire la stratégie sectorielle du ministère. «Le processus de son élaboration ayant pris fin en 2023, avec l’approbation du document de la politique nationale sanctionnée par un arrêté ministériel signé le 19 novembre 2023, la vulgarisation de ce cadre programmatique inaugure, bien entendu, le processus de la mise en œuvre de la politique nationale des Affaires coutumières en RD-Congo», a-t-il expliqué. Pour lui, l’étape de la matérialisation de cette politique nécessite en amont une vulgarisation tous azimuts à 360° afin de communiquer pleinement sur son contenu. «Le but étant d’en assurer la publicité et la promotion à même de susciter l’appropriation, l’adhésion et la participation efficiente de toutes les parties prenantes que sont les décideurs, les acteurs politiques, les populations et animateurs des entités coutumières, les organisations de la Société civile, les médias et les partenaires de la coopération multilatérale», a souligné Jacquemin Shabani. Et d’ajouter: «dans le cadre de la loi des finances 2024, le gouvernement jouera sa partition afin que le financement dédié aux programmes et projets de la politique nationale des Affaires coutumières soit effectif. Cela, en considération du fait que cette stratégie nationale tient lieu d’une première pour ce secteur qui implique pourtant la vie de plus de 70% de la population nationale habitant les entités locales».
