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RDC: Fwamba recadre JKK, il rappelle les lourds passifs des 18 ans de gestion de l’ancien président

Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, ministre des Finances et digne héritier politique d’Étienne Tshisekedi, connu pour son engagement en faveur de la démocratie et du bien-être du peuple sous le slogan emblématique «Le peuple d’abord», a réagi vigoureusement à la première prise de parole publique de Joseph Kabila depuis 2019.

Dans une récente adresse à la nation, l’ancien chef de l’État, actuellement mis en cause pour sa présumée implication dans un mouvement insurrectionnel en tant que «parrain du mouvement rebelle de l’AFC», a sévèrement critiqué la gouvernance de son successeur, Félix Tshisekedi. Il a dénoncé une prétendue dérive autoritaire, pointant du doigt un «populisme démagogique», «le mensonge et l’arrogance», ainsi que des pratiques de discrimination et de stigmatisation. Ces propos ont vivement fait réagir le ministre des Finances, qui y voit une tentative grossière d’effacer les lourdes responsabilités de Kabila dans l’histoire récente du pays. Fwamba dénonce notamment une gouvernance de 18 ans «marquée par le sang» et accuse l’ancien président d’avoir, après son départ, «opté pour la voie des armes», en complicité avec le Rwanda, pour contribuer aux violences, aux viols et aux massacres que subissent les populations.Le ministre rappelle que «l’histoire retiendra» cette trahison, évoquant les répressions sanglantes contre les adeptes de Bundu Dia Kongo, de Mukungubila, de Kamwina Nsapu, ainsi que les manifestants pro-démocratie, dont Thérèse Kapangala, tombée sous les balles. À ces accusations de crimes contre l’humanité s’ajoutent, selon Fwamba, une gestion catastrophique des ressources naturelles et des finances publiques. Il dénonce :

●La cession à vil prix d’actifs miniers à des intérêts privés,

●Des milliards de dollars de royalties détournés via des joint-ventures opaques,

●Le retrait direct de centaines de millions de dollars à la Banque centrale du Congo pour des usages non justifiés, notamment les fameux USD 350 millions de “pas de

porte” de la SICOMINES,

●L’octroi de fonds publics à des entreprises à caractère familial. Et d’enfoncer le clou: «Des enseignants clochardisés avec des salaires mensuels dérisoires de 45 à 60 dollars, des militaires FARDC payés comme des mendiants, des professeurs d’université privés de couverture médicale et de garanties sociales. Des entreprises publiques démantelées pour servir les intérêts d’une seule famille». Sans détour, Fwamba fustige également la disparition inexpliquée de plus de deux milliards de dollars à la Gécamines entre 2010 et 2019, et pointe la détérioration des infrastructures, à l’origine d’un enclavement persistant de plusieurs provinces. «Une pauvreté à son paroxysme… Des réserves de change n’ayant jamais dépassé les trois milliards de dollars», martèle l’Argentier national.

Face à ce bilan qu’il qualifie de désastreux, Fwamba réitère sa loyauté envers le président Tshisekedi et sa volonté de contribuer à la refondation de la RDC par une gestion rigoureuse, responsable et transparente des deniers publics.

LOI

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