Politique

Réduction des risques de catastrophes en Afrique centrale:Boshab pour la fédération sur une position unique

Le VPM en charge de l’Intérieur Evariste Boshab a procédé, le vendredi 30 octobre dernier, à la clôture de la 2ème session de la Conférence ministérielle Afrique centrale sur la réduction des risques des catastrophes. Démarrée depuis le 28 octobre 2015 à l’Hôtel du Gouvernement, cette conférence des ministres des Etats de la région d’Afrique centrale ayant en charge la gestion de réduction des risques des catastrophes, s’est soldée sur la Déclaration de Kinshasa où sont consignées différentes recommandations dégagées lors de ces assises tenues dans la capitale RD-congolaise. Pour Evariste Boshab, cette journée de clôture sera gravée dans l’histoire de l’Afrique centrale et de la RD-Congo. «Au-delà des diverses recommandations formulées, nous avons proposé, quant à nous conformément à la réflexion faite au cours de ces assises, l’importance d’harmoniser nos différentes revendications en vue de fédérer sur une position unique en Afrique centrale», a déclaré le VPM en charge de l’Intérieur, dans son allocution de clôture.
La deuxième session de la Conférence ministérielle Afrique centrale sur la réduction des risques des catastrophes appartient désormais au passé. Ses portes ont été fermées le vendredi 30 octobre dernier par le VPM et ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab, qui, dans son mot de circonstance, a fait savoir: «nous avons pu franchir au niveau sous-régional une nouvelle étape dans le rapprochement de nos politiques à la coordination de nos activités et dans l’articulation de nos méthodes. Nous pouvons légitimement nous interroger sur ce qui va rester de cette rencontre».
Au cours de ces travaux, différentes recommandations ont été formulées. Entre autres, la nécessité de promouvoir le renforcement de capacité des RCC dans les pays respectifs, la soumission à la Déclaration de Kinshasa. Aux Etats membres, il est recommandé de mettre en place un agent de gestion des catastrophes et d’élaborer des stratégies efficaces. Un accent particulier, selon le VPM Boshab, a été accordé à la nécessité de promouvoir les activités de renforcement des capacités dans le domaine de réduction des risques des catastrophes au sein des Etats respectifs ainsi que de la communauté dont le couronnement serait la constitution d’une équipe d’experts à compétence régionale d’intervention.
«Au-delà des diverses recommandations formulées, nous avons proposé quant à nous conformément à la réflexion faite au cours de ces assises l’importance d’harmoniser nos différentes revendications en vue de fédérer sur une position unique en Afrique centrale», a suggéré Boshab car, a-t-il expliqué, depuis le mois de mars dernier lors des travaux de la plateforme du cadre post 2015 à Sendai et au Japon, la thématique de la réduction des risques de catastrophes s’est invitée au débat en matière de développement durable et d’adaptation aux changements climatiques. Et de préciser: «le cadre d’action de Sendai venu remplacer le cadre d’action de Yogo est un nouvel outil qui complète celui en rapport avec la réduction des risques de catastrophes dont la priorité est de confier la responsabilité aux acteurs étatiques et non-étatiques, aux organismes privés et d’assurance risques des catastrophes y compris les organisations régionales et sous-régionales de travailler à la recherche des solutions idoines».
Loin d’être ingrat, le VPM Boshab n’a pas manqué de gratitude à l’endroit de tous ceux qui ont mis la main à la patte pour le bon déroulement et la réussite de ces travaux. «J’ai l’honneur de présenter à vous tous mes sincères félicitations pour avoir mené à bon port en cette étape le navire de la réduction des risques de catastrophes en Afrique centrale», a-t-il lancé.
Puis: «le gouvernement de la RD-Congo adresse ainsi ses vifs remerciements à chacun de ses partenaires impliqués dans la réussite de ces assises». Le VPM Boshab est également satisfait du fait que l’on enregistre des lueurs d’espoir dû au taux de croissance remarquable dans la majorité de pays d’Afrique centrale. «Mais si nous sommes d’accord pour respecter nos engagements de continuer à conserver et à protéger nos forêts, tout en sacrifiant ainsi l’industrialisation, gage de tout développement dans un environnement où les défis de répondre aux besoins de nos populations constituées en majorité d’une jeunesse de plus en plus revendicatrice des conditions sociales, il est indispensable de donner suite au cercle vicieux des défis liés à l’insuffisance des ressources, lesquelles se font de plus en plus rares, et la nécessité de respecter les engagements devant les besoins des populations  revendicatrices des droits sociaux face à une part modique des dividendes de notre lutte contre le changement climatique», a-t-il poursuivi. Pour le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, une solution judicieuse en cette matière dépend d’un plaidoyer collectif pour obtenir les ressources nécessaires qui serviront de récompense aux populations africaines.
Christian BUTSILA

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