
Le Fonds de promotion de l’industrie -FPI- et l’Agence nationale d’électrification en milieu rural et périurbain -ANSER- ont franchi une étape décisive dans le développement énergétique du Kasaï-Central. En signant, le vendredi 17 juillet à Kinshasa, le contrat de réalisation de la Centrale hydroélectrique de Mbombo, les deux établissements publics donnent le coup d’envoi d’un projet de 20 mégawatts destiné à améliorer l’accès à l’électricité, stimuler les investissements et soutenir l’industrialisation de la province.
Le projet de la Centrale hydroélectrique de Mbombo entre désormais dans sa phase concrète. La signature du contrat entre le FPI et l’ANSER, intervenue le vendredi 17 juillet à Kinshasa, en présence des ministres des Ressources hydrauliques et Électricité ainsi que de l’Entrepreneuriat, assurant l’intérim du ministère de l’Industrie, consacre la création de la société Hydro Mbombo SAS, chargée de gérer la future infrastructure. Implantée sur la rivière Lulua, à une quinzaine de kilomètres de Kananga, la centrale s’inscrit dans la vision du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi de renforcer l’accès à l’électricité à travers les provinces afin de stimuler les investissements et de soutenir le développement économique.
«Mbombo est un projet à vocation industrielle et sociale», a souligné le Directeur général du FPI, Hervé Claude Batukonke. D’une capacité de 20 mégawatts, l’ouvrage comprendra un barrage, une base-vie, des voies d’accès ainsi que les lignes de transport, les postes et les stations de distribution permettant d’acheminer l’énergie jusqu’à Kananga. Cette infrastructure devrait faire passer le taux d’électrification de la ville et de sa périphérie, actuellement inférieur à 1%, à un niveau susceptible de répondre aux besoins des ménages, des artisans et des industriels. Les études de faisabilité, financées par l’ANSER, sont presque achevées.
Sur le terrain, les préparatifs progressent déjà. Le 23 janvier 2025, le gouverneur du Kasaï-Central, Moïse Kambulu, avait remis le «droit de terre» aux chefs coutumiers du village Tshibambula, ouvrant ainsi la voie aux premiers travaux. La route d’accès au site est également en cours de construction. Le financement du projet repose sur un partenariat entre le FPI, l’ANSER et plusieurs partenaires financiers. Une convention est notamment en négociation avec une banque commerciale afin de compléter les ressources nécessaires à la réalisation de l’ouvrage. Si le calendrier est respecté, la Centrale de Mbombo devrait produire ses premiers mégawatts d’ici deux ans.
Les autorités misent sur cette infrastructure pour créer des emplois, attirer les investisseurs, favoriser l’émergence d’unités agro-industrielles et accélérer le désenclavement du Grand Kasaï. Au-delà de sa dimension énergétique, la Centrale de Mbombo est appelée à devenir un puissant levier de développement pour le Kasaï-Central. Très attendue par la population, elle constitue également un test grandeur nature de la politique nationale d’électrification portée par le gouvernement RD-congolais.


