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RDC: Augustin Kibassa et Joseph Atick plaident pour une identité numérique centrée sur les services aux citoyens

Le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a, à l’occasion de l’Assemblée générale annuelle de l’ID4Africa 2026, tenue à Abidjan, échangé avec le Dr Joseph Atick sur les conditions de mise en place d’une identité numérique fiable, inclusive et durable. Les discussions ont mis en avant la nécessité de placer les services aux citoyens au cœur des dispositifs numériques. Au cours d’une séance de travail, les deux personnalités ont examiné les fondements d’un écosystème d’identité numérique capable de répondre aux besoins des populations et de favoriser l’inclusion digitale sur le continent africain.

Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de l’AGA ID4Africa 2026, placée sous le thème: «Identité numérique: des infrastructures publiques numériques -Digital Public Infrastructures- vers les écosystèmes publics numériques». Au centre des échanges, les intervenants ont insisté sur un principe clé: la valeur d’un portefeuille numérique ne réside pas dans la technologie elle-même, mais dans les services qu’il permet de délivrer.

Accès simplifié aux services publics, attestations numériques, parcours administratifs fluidifiés ou encore services de proximité via des kiosques physiques: autant d’outils considérés comme essentiels pour accélérer l’adoption de l’identité numérique, notamment dans les zones touchées par la fracture numérique.

Des partenariats au cœur du modèle

Le ministre Augustin Kibassa et le Dr Joseph Atick ont également souligné la nécessité d’une mobilisation coordonnée des acteurs clés de l’écosystème, notamment les banques, les opérateurs télécoms et les administrations publiques. Selon les conclusions de leurs échanges, une identité numérique gagne en efficacité lorsqu’elle s’accompagne d’incitations concrètes, telles que la réduction de la fraude, la simplification des contrôles et l’amélioration de l’accès aux services. La question des partenariats public-privé a occupé une place centrale dans les discussions.

Si ces collaborations peuvent accélérer le déploiement des infrastructures numériques, les deux parties ont insisté sur la nécessité de préserver la souveraineté de l’État sur les données et les systèmes. Les mécanismes contractuels doivent ainsi garantir la propriété publique des données, l’auditabilité des plateformes, la réversibilité des solutions et le transfert des compétences au bénéfice des institutions nationales.

Sur le plan institutionnel, les échanges ont mis en évidence la nécessité d’une gouvernance structurée, articulée autour d’un niveau stratégique chargé des orientations et des arbitrages institutionnels, et d’un niveau technique responsable de l’architecture, de la cyber-sécurité, de l’interopérabilité et de la gestion des données. Enfin, les deux personnalités ont convenu que la construction d’une identité numérique crédible doit reposer sur une évaluation réaliste des capacités existantes, à savoir: bases de données disponibles, qualité des informations, couverture nationale et ressources techniques.

À travers cette participation active à l’ID4Africa 2026, la RD-Congo réaffirme son ambition de bâtir une identité numérique de confiance, interopérable et centrée sur les besoins des citoyens, en phase avec les grandes transformations numériques en cours sur le continent africain.

Christian BUTSILA

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