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Accord de Doha: un draft sur la table des protagonistes

Alors que la déclaration de principes, signée le 19 juillet à Doha, prévoyait un accord de paix entre le gouvernement RD-congolais et les rebelles du M23 pour le 18 août, rien n’a été fait. Les protagonistes peinent à se mettre d’accord notamment autour des mesures de confiance afin de lancer un nouveau round de négociations. Après des mois de guerre et de négociations, un espoir immense repose sur Doha après l’issue de Washington qui a accouché d’un accord entre Kinshasa et Kigali.

Consciente de son rôle, Doha pousse pour conclure les négociations. Déjà, un projet d’accord a été transmis, depuis le 14 août, aux parties pour étude, selon les informations rapportées par plusieurs médias, dont Jeune Afrique qui a consulté le document. Malgré cette avancée, le M23 continue à exiger la libération de 700 prisonniers, détenus dans des prisons gouvernementales. Kinshasa refuse catégoriquement cette concession avant tout accord. 

Selon Jeune Afrique, le draft transmis par le Qatar «envisage un règlement du conflit en trois phases, qui devraient s’étaler sur au moins 7 mois à compter de la signature d’un accord». Ce média précise que la première va se focaliser sur la situation humanitaire et sécuritaire et prévoit la formation, sous l’autorité du ministère de l’Intérieur, d’une «force spéciale intérimaire». «Celle-ci serait composée à 50 % de membres ‘éligibles’ de la rébellion, chargés de collaborer notamment avec des éléments de la police nationale. Son périmètre d’intervention serait circonscrit aux zones dites ‘affectées’ dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, où elle serait l’unique force autorisée à intervenir. À l’expiration de son mandat -de cinq ans et renouvelable-, ses éléments devraient être intégrés au sein de l’armée et de la police», ajoute Jeune Afrique.

Malgré ces avancées, le M23 ne semble pas satisfait, ne digérant pas les mécanismes prévus pour le contrôle des territoires qu’il contrôle actuellement. Si Kinshasa exige le retrait pur et simple des rebelles de ces zones, les rebelles refusent catégoriquement de céder ces positions. Coupant la poire en deux, le Qatar a proposé un compromis délicat: le retour de l’autorité de l’État, mais avec la possibilité d’inclure des figures du M23 dans les nouvelles structures locales. Pilule difficile à avaler pour les deux camps.

WIDAL

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