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RDC : Après le naufrage de la baleinière Mapamboli à Mbandaka, le ministre Ekila annonce un train de mesures préventives

Devoir de redevabilité oblige, le ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Marc Ekila Likombio, et son collègue de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, ont animé, le lundi 16 octobre, un briefing ayant pour thème principal la mise en œuvre du programme du gouvernement dans le secteur des transports, voies de communication et décentralisation, notamment en ce qui concerne les réalisations et les perspectives d’avenir. Mais, actualité oblige, cet échange avec les professionnels des médias a fait la part belle au dernier incident malheureux survenu sur le Fleuve Congo, dans la province de l’Equateur, ayant coûté la vie à une quarantaine de personnes et fait plusieurs disparus. Le ministre Marc Ekila a commencé par déplorer le système de navigation nocturne, lequel a toujours brillé par la non-observance de la règlementation en la matière.

A cela s’ajoutent le non-respect du tonnage, le manque d’identification des armateurs, l’absence des manifestes reprenant le nombre de passagers. Parmi les mesures préventives arrêtées, il faut retenir la limitation de l’âge de l’exploitation de toute embarcation en bois à 5 ans au maximum, l’identification systématique du personnel qui sera soumis au strict principe de la régularité des documents, il y a également la séparation à établir entre le transport des personnes et celui des marchandises. Le patron des Transports et Voies de communication aurait bien voulu aller plus loin dans l’établissement des responsabilités par rapport au naufrage de la baleinière Mapamboli.

«Nous aurions bien voulu établir toutes les responsabilités, mais le propriétaire de la baleinière est introuvable», a fait savoir le ministre Marc Ekila. Le porte-parole du gouvernement a commencé ce briefing par dire la compassion du gouvernement par rapport au drame fluvial survenu dans la province de l’Equateur. Ce, avant de donner la parole à Marc Ekila pour l’annonce des mesures prises par le gouvernement à cet effet dans le souci de protéger les vies humaines et éviter que pareil naufrage ne puisse plus se reproduire. «Depuis le 12 septembre, nous avons déjà lancé la mesure d’identification de toutes les unités flottantes sur le Fleuve Congo, avant même l’adresse du Chef de l’État à la nation», a martelé ce membre du gouvernement comme pour dire que le naufrage a eu lieu alors que la question était en cours de traitement au niveau du gouvernement.

«Au chapitre des réalisations, nous avons réalisé des choses merveilleuses», a signifié le ministre Marc Ekila, citant la construction des infrastructures aéroportuaires et/ ou leur réhabilitation à travers le pays, y compris le processus de l’identification des aéroports internationaux en cours. C’est le cas des aéroports de Loano à Lubumbashi, de celui de Bipemba à Mbuji-Mayi, sans oublier celui de Kananga, de Kisangani, etc. Sur un autre tableau, il a annoncé l’acquisition par la SNCC de 100 wagons et des voitures, y compris des vedettes, etc., sans oublier le transport en commun, avec la Société TRANSCO qui n’est plus seulement à Kinshasa, mais dans plusieurs autres provinces du pays.

S’agissant des bus «Esprit de vie», le ministre de tutelle a rappelé qu’ils étaient lancés pour combattre le système des bus communément appelés «Esprit de mort» qui étaient en circulation à Kinshasa. Leur faillite est due au fait que les débiteurs doivent à l’Etat 22 millions de dollars américains. Et d’ajouter que, pour le moment, le système a changé. «Avant de nous engager avec quelqu’un, il doit présenter des garanties qui nous montrent qu’il est capable de payer à l’Etat ses droits», a-t-il souligné. Et de poursuivre: «pour ce qui est de la construction du pont en eaux profondes à Banana, les travaux préliminaires sont terminés malgré les mauvaises langues. Bientôt vont commencer d’autres travaux de la construction du quai».

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