
La qualification historique de la République Démocratique du Congo pour la Coupe du monde 2026, cinquante-deux ans après sa première participation, a déclenché une avalanche de réactions à travers le pays. Des plus hautes autorités aux figures de l’opposition, en passant par la société civile et la diaspora, tous saluent ce moment rare d’unité nationale.
À la Cité de l’Union africaine, le président Félix Tshisekedi avait fait installer un écran géant pour suivre la rencontre en compagnie de ministres, députés et proches. Dès le coup de sifflet final, il s’est réjoui: «Cinquante‑deux ans après, enfin, nous y voilà ! Cette performance historique marque le retour de l’équipe nationale à la Coupe du monde après plus d’un demi‑siècle d’attente et consacre le rêve de toute une génération. Elle participe à la consolidation de l’unité et de la cohésion nationale».
Dans la foulée, la Première ministre Judith Suminwa a salué le parcours des Léopards et leur impact mobilisateur. «Vous venez de faire rugir toute la nation. Votre courage, votre résilience et votre détermination forcent le respect», a‑t‑elle écrit sur son compte X, rappelant aussi «le leadership du président» et le soutien constant du gouvernement pendant la campagne.
Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a pour sa part insisté sur la portée symbolique de la victoire, estimant qu’elle contribue à changer le narratif national. Plus sobre, le ministre des Sports Didier Budimbu a simplement posté: «Que toute la gloire soit rendue à Dieu».
Un moment rare d’unité nationale
Au‑delà des rangs, l’opposition a également salué l’exploit. Martin Fayulu a parlé d’une «fierté immense» de voir la RD-Congo retrouver la phase finale du Mondial après 52 ans. Avant le match décisif, Moïse Katumbi avait déjà appelé à une mobilisation nationale, rappelant que les Léopards portent l’espoir de tout un peuple.
Jean‑Marc Kabund a, lui aussi, évoqué dans cette qualification une source d’espoir, de dignité et de fierté pour la nation. Une fois encore, le football a prouvé sa puissance: le temps d’un match, il a fait taire les divergences politiques et rassemblé l’ensemble du spectre national autour d’un même sentiment de fierté.
Dans les rues de Kinshasa comme dans la diaspora, les célébrations témoignent de l’attachement profond au maillot national. Bien plus qu’un succès sportif, cette qualification apparaît comme une communion nationale, où le football redevient un langage commun capable de transcender les clivages.
WIDAL
