
Le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, et son collègue de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, ont co-animé, le lundi 17 novembre, au studio Maman Angebi de la RTNC, un briefing spécial essentiellement consacré aux enjeux liés à la tenue à Kinshasa du 9ème Sommet des Chefs d’État de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs -CIRGL. À cette occasion, le ministre Anzuluni s’est directement adressé aux populations vivant dans les provinces sous occupation.
«Nous ne vous avons pas oubliées, mais nous travaillons, derrière le Chef de l’État Félix Tshisekedi et la Première ministre Judith Suminwa pour mettre fin à votre calvaire», a-t-il indiqué. Un message pathétique et empreint d’optimisme, fondé sur les accords en cours, notamment à Doha et à Washington, où les pourparlers progressent de manière certaine.
Sur les huit problématiques posées à Doha, six restent encore en souffrance, tandis que deux autres -la libération des prisonniers et le mécanisme du cessez-le-feu- ont déjà été rencontrées, a indiqué le ministre Muyaya. Il a également annoncé que le prochain round des discussions à Doha est prévu dans deux semaines. «Si nous vidons ces discussions, vous ne verrez plus le M23 sur le territoire RD-congolais», a-t-il assuré. Cet optimisme est renforcé par la déclaration finale adoptée par les chefs d’État membres de la CIRGL, qui enjoint le Rwanda à retirer ses troupes du territoire RD-congolais, conformément aux protocoles auxquels ce pays a lui-même souscrit, notamment celui relatif à la non-agression. Une position ferme, jusque-là difficile à envisager, en raison de la léthargie de l’organisation depuis son précédent sommet, tenu en 2020, lorsque l’occupation rwandaise n’était pas encore d’actualité.
Avant cela, le ministre Floribert Anzuluni avait présenté un exposé détaillé sur les principaux résultats enregistrés par ce 9ème Sommet consacré à la sécurité, à la paix et au développement en Afrique centrale. Il a rappelé le rôle stratégique de son ministère, à savoir: faciliter la migration économique, renforcer la coopération et optimiser l’intégration régionale entre la RD-Congo et les pays membres des différentes communautés économiques. Il a également mis en lumière la spécificité d’un espace régional regroupant douze États liés par plusieurs protocoles communs.
Ces protocoles couvrent notamment la non-agression et la défense mutuelle, la démocratie et la bonne gouvernance, la coopération judiciaire, la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles et la prévention des violences sexuelles. Autant de raisons permettant à la CIRGL de faire pression sur le Président rwandais Paul Kagame pour qu’il respecte les engagements pris. Le ministre a ensuite expliqué le fonctionnement des organes décisionnels de la CIRGL: le Sommet des Chefs d’État, le Comité des ministres, le Secrétariat exécutif et la Troïka, garante de la continuité institutionnelle.
S’agissant de la situation sécuritaire à l’Est du pays, il a souligné la clarté de la déclaration finale: les troupes du pays agresseur doivent se retirer du territoire RD-congolais, une position unanime des Chefs d’État ayant participé au sommet. Le Rwanda s’exécutera-t-il? Difficile à dire, d’autant plus qu’il avait décliné l’invitation envoyée via les canaux diplomatiques appropriés. La question reste entière. Par ailleurs, au début de cet exercice de redevabilité, le ministre Muyaya avait également évoqué les récents succès du Onze national RD-congolais, salués par toute la nation et par le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi, ce même lundi 17 novembre au stade des Martyrs.

