
Pas question de réduire la rentrée scolaire au simple retour des élèves dans les salles de classe. En donnant, le mardi 1er septembre à Kinshasa, le go officiel de l’année scolaire 2026-2027, la ministre d’Etat en charge de l’Education nationale et de la Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, a fixé une ligne de conduite claire à l’ensemble de la communauté éducative. Présence effective des enseignants et des élèves, respect du calendrier scolaire, qualité des enseignements, bonne gestion des établissements et préservation de la gratuité: la ministre d’État veut une année scolaire placée sous le signe de la rigueur et des résultats. Un défi de taille pour un système éducatif qui accueille près de 31 millions d’élèves, dans un contexte encore marqué par l’insécurité et les risques sanitaires.
La rentrée scolaire 2026-2027 est désormais effective sur toute l’étendue de la RD-Congo. Le mardi 1er septembre, les établissements scolaires ont rouvert leurs portes, donnant le coup d’envoi d’une nouvelle année scolaire. À Kinshasa, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, a officiellement donné le go de la reprise des cours à l’EP1 et à l’Institut technique et agricole -ITAV- de N’Sele, dans la périphérie de la capitale. La cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, des autorités de l’Éducation nationale ainsi que des représentants de la communauté éducative.
Dans son discours d’ouverture, Raïssa Malu a voulu aller au-delà de la symbolique du premier jour de classe. Pour la ministre d’État, la réussite de cette nouvelle année scolaire devra se vérifier dans le fonctionnement quotidien des établissements et dans les résultats obtenus sur le terrain. «Une rentrée réussie ne se mesure pas seulement au nombre d’écoles qui ouvrent leurs portes le premier jour», a-t-elle souligné, mettant l’accent sur la présence effective des enseignants et des élèves, le respect du calendrier scolaire, la qualité des enseignements, la bonne gestion des établissements et les progrès réalisés par les enfants tout au long de l’année. Un message qui place ainsi l’ensemble des acteurs de la chaîne éducative devant leurs responsabilités et fait de la performance de l’école l’un des principaux enjeux de cette nouvelle année.
La gratuité, un engagement à préserver
Autre priorité rappelée avec fermeté par la ministre d’État: la gratuité de l’enseignement primaire public. Raïssa Malu a appelé les responsables scolaires et les gestionnaires d’établissements à respecter strictement les dispositions en vigueur. «Aucun enfant ne doit être privé d’école en raison de pratiques irrégulières», a-t-elle martelé, réaffirmant le caractère fondamental de cette politique voulue par le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
À travers cette mise en garde, la ministre d’Etat Raïssa Malu entend maintenir la vigilance sur les pratiques susceptibles de compromettre l’accès des enfants à l’enseignement primaire public.
31 millions d’élèves attendus
Pour cette nouvelle année scolaire, près de 31 millions d’élèves sont attendus à travers le pays. Un chiffre qui donne toute la mesure de l’ampleur du défi auquel est confronté le système éducatif RD-congolais. La rentrée intervient toutefois dans un contexte particulièrement exigeant. Certaines parties du pays restent confrontées à l’insécurité et aux conflits, tandis que d’autres doivent composer avec le risque sanitaire lié à la maladie à virus Ebola.
Face à ces contraintes, Raïssa Malu a appelé à maintenir le fonctionnement de l’école partout où cela demeure possible et à préserver le droit à l’éducation, même dans les zones confrontées à des difficultés particulières. De son côté, le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a souligné la nécessité de faire de l’école un véritable moteur de la transformation du pays. Un objectif qui rejoint la vision défendue par Raïssa Malu, c’est-à-dire faire de cette rentrée non pas une simple formalité administrative, mais le point de départ d’une année placée sous le signe de la responsabilité, de la qualité et des résultats.
Afin de s’assurer de l’effectivité de la rentrée dans la capitale, la ministre d’État a poursuivi sa ronde dans plusieurs établissements scolaires de Kinshasa, notamment à Cardinal-Malula et Saint-Raphaël. Au-delà du traditionnel cérémonial de rentrée, Raïssa Malu entend ainsi maintenir le cap sur une école RD-congolaise plus performante, mieux gérée et davantage au service de l’avenir des enfants.

