
Créé en 1965, le Programme des Nations unies pour le développement -PNUD- célèbre ses 60 ans d’existence. Dans son récent article scientifique, le Professeur des universités Bob Bobutaka a estimé que la compréhension et l’application de l’Indice de développement humain constituent une matière de prédilection pour les activités du PNUD depuis sa mise en valeur en 1990. D’après lui, l’IDH privilégie la longévité, le savoir et le niveau de vie.
«L’Indice de développement humain est un indice statistique composite visant à évaluer le taux de développement humain des pays du monde. L’IDH est aussi un indicateur statistique créé en 1990, comme susmentionné, par le Programme des Nations unies pour le développement, pour mesurer le progrès d’un pays en allant au-delà du simple PIB. Il est calculé à partir de trois dimensions clés: une vie longue et en bonne santé -espérance de vie à la naissance-, l’accès au savoir -niveau d’éducation- et un niveau de vie décent -Revenu national brut par habitant», a-t-il expliqué.
À l’entendre, cet indice de développement humain est un chiffre entre 0 et 1 où le chiffre 1 représente le développement humain le plus élevé; en revanche, quand il tend vers 0, le niveau de développement humain est dit faible. Depuis la création de l’IDH en 1990 jusqu’à avant 2011, a-t-il éclairci, il était calculé par la formule de la moyenne arithmétique en prenant en compte les indicateurs ci-après: l’espérance de vie à la naissance, le taux brut de scolarisation, le taux brut d’alphabétisation et le Produit intérieur brut par habitant.
«Comme la moyenne arithmétique est beaucoup plus influencée par des valeurs aberrantes, voilà pourquoi le PNUD a remplacé cette moyenne par la moyenne géométrique», a-t-il ajouté. Dans cet exercice cognitif, le Professeur Bob Bobutaka a fait savoir que la formule de l’IDH par la moyenne géométrique a été utilisée à partir de 2011 jusqu’à nos jours, ajoutant qu’elle permet de donner le même poids et la même importance à chaque indicateur. Et de poursuivre: «les indicateurs pris en compte par cette nouvelle approche sont l’espérance de vie à la naissance, la durée moyenne de scolarisation qui a remplacé le taux brut de scolarisation, la durée attendue de scolarisation qui a remplacé le taux brut d’alphabétisation et le Revenu national brut par habitant qui a remplacé le Produit intérieur brut par habitant».
Parlant de l’indice Score, l’auteur a signifié que c’est un outil conçu pour mesurer la cohésion sociale et la réconciliation, deux indicateurs de paix dans les sociétés multiethniques du monde entier. En exploitant le développement, a-t-il déclaré, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’Organisation de coopération et de développement économiques sont aussi mises en évidence. Ainsi, il a estimé que cette gymnastique intellectuelle explique la corrélation entre le Programme des Nations unies pour le développement et l’Indice de développement humain.
Hénoc AKANO


