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Plainte contre Julie Ngungwa, la gouverneure du Tanganyika, accusée d’avoir recouru à un faux en écriture pour se faire élire en faisant une fausse déclaration à la CENI alors qu’elle a un casier judiciaire entaché

Des révélations troublantes secouent le Tanganyika où la gouverneure fraichement élue est accusée de fraude. Depuis le vendredi 29 juillet, une plainte contre elle a été déposée par Sieur Guelord Tshimanga. Julie Ngungwa est dénoncée pour n’avoir pas mentionné dans son dossier de candidature le fait d’avoir été arrêtée, jugée et condamnée pour escroquerie, faux et usage de faux sur la BRASIMBA. Selon la plainte, la gouverneure Julie Ngungwa aurait délibérément caché aux députés provinciaux tous les démêlés judiciaires qu’elle a eus entre 2014 et 2020. « Au regard des prescrits contenus dans l’article 10 de la Loi n°22/022 du 29 juin 2022 portant organisation des élections, Madame Julie Ngungwa ne pouvait pas être éligible au poste de gouverneur de province au regard de sa conduite et mœurs », lit-on sur cette plainte signée des mains de l’avocat Richard Batuli qui prend le soin de rappeler que « Julie Ngungwa fut placée sous mandat d’arrêt provisoire par le Parquet général de Lubumbashi en date du 10 mars 2014 avant d’être remise en liberté provisoire ».

Dans un mémo, la partie plaignante explique que « suite à une plainte initiée par la société BRASIMBA, le Parquet Général de Lubumbashi avait déféré Madame NGUNGWA MWAYUMA Julie devant le Tribunal de paix de Kamalondo qui la condamnera en 2012 à 18 mois de servitude pénale principale pour escroquerie, faux et usage de faux lorsqu’elle se livrait à des livraisons frauduleuses des produits BRASIMBA ». Puis : « Il se trouve dès lors que le dossier de candidature -dont le casier judiciaire ainsi que le certificat de bonne vie et mœurs- déposé par Madame Julie Ngungwa à la CENI pour son élection au poste de Gouverneur de la Province du Tanganyika contenait des mentions fausses».

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Pour le plaignant, la gouverneure a donc «délibérément menti sur les conditions substantielles de son éligibilité touchant à son casier judiciaire ainsi qu’à sa conduite et ses mœurs». Ainsi, Guelord Tshimanga estime qu’il appartient désormais au Procureur Général de se saisir de ce dossier pour que, conformément à la loi pénale, l’intimée réponde de «son comportement criminel».

Tino MABADA

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