
Dans les entreprises et établissements publics, le contrôle a priori des dépenses, mieux connu dans l’opinion sous le vocable de «patrouille financière», reprend ce lundi 10 mars 2025, a annoncé l’Inspection générale des finances -IGF- au terme de la séance de travail avec les mandataires publics, tenue le vendredi 7 mars dernier.
A la reprise de la patrouille financière, conformément aux instructions du Président Félix Tshisekedi, 8 types de dépenses seront particulièrement soumis à l’encadrement des inspecteurs afin d’optimiser le fonctionnement des entreprises et établissements publics et d’enrayer les détournements.
Ces dépenses sont notamment relatives à la chaîne de la dépense publique, aux opérations de mobilisation des recettes publiques, aux avantages des mandataires, aux acquisitions immobilières, aux marchés publics, aux paiements des fournisseurs et prestations, aux soins médicaux ainsi qu’aux missions à l’étranger.
La séance de travail du vendredi dernier a, selon Jules Alingete, chef de service à l’IGF, permis de définir les modalités pratiques du déroulement de la mission d’encadrement des recettes dans le souci de favoriser une cohabitation harmonieuse entre les mandataires et les inspecteurs.
«Nous avons examiné en détail toutes les dépenses soumises à l’encadrement en identifiant les éléments exigés et les dépenses à valider. Notre objectif est de garantir que le travail de l’Inspection générale des finances ne constitue pas un obstacle au fonctionnement des entreprises et établissements publics», a dit Jules Alingete, tout en promettant de traiter les dossiers avec «la plus grande célérité».
«Nous visons également de traiter les dossiers soumis à la validation des inspecteurs des finances avec la plus grande célérité dans un délai maximum de 48 heures suivant la réception des dossiers par notre équipe», a rassuré le flic financier en chef, soucieux de renforcer la transparence et d’impulser la bonne gouvernance financière dans ces entités publiques conformément à la vision et aux instructions du Président de la République, Félix Tshisekedi.
A l’instar du patron de l’IGF, Patrick Ngulu, secrétaire exécutif de l’Association nationale des entreprises publiques du Congo -ANEP-, a salué la reprise de la patrouille financière, convaincu que cet important dispositif va permettre de protéger le patrimoine financier de l’Etat d’assurer l’accroissement des recettes des entreprises et établissements publics. Il a en outre invité Alingete et les inspecteurs de l’IGF à veiller sur la qualité des dépenses.
«Cette mission a l’avantage d’améliorer la trésorerie des entreprises et de mettre en place les règles prudentielles de gestion pour booster la croissance des entreprises», a soutenu Patrick Ngulu.
Au total, 40 entreprises et établissements publics seront soumis à l’encadrement de l’IGF pour prévenir les détournements, lutter contre la corruption et la mauvaise gestion.
La reprise de la patrouille financière a été décidée par le Président de la République, Félix Tshisekedi, et officiellement annoncée aux mandataires publics le mardi dernier par Anthony Nkinzo Kamole, directeur de cabinet à la présidence de la République.

