
L’opposition a annoncé jeudi deux actions dans les prochains jours contre le projet de changement constitutionnel: le dépôt d’une plainte contre le président Félix Tshisekedi pour «coup d’État contre la Constitution» le 9 juin, puis un sit-in devant le Palais du Peuple le 12 juin. Ces initiatives interviennent après l’appel à «ville morte» du mercredi 3 juin, partiellement suivi à Kinshasa, avec des effets dans certaines villes du pays.
La capitale à l’arrêt jusqu’en milieu de matinée
Le 3 juin, plusieurs quartiers de la capitale sont restés calmes jusqu’autour de 10h-11h. Place Victoire, rond-point Ngaba et certaines écoles étaient déserts. Le boulevard Lumumba a enregistré un trafic nettement inférieur à l’habituel entre la 15e rue Limete et la 1re rue Limete, ainsi qu’entre l’entrée Kimbuta et la sortie Masina Abattoir. Un succès, ont jubilé les opposants. Mais selon certains pro pouvoir, cette baisse d’activité relevait davantage de la prudence que d’une mobilisation politique. La circulation, les marchés et les bureaux ont progressivement repris après la matinée.
Réaction des autorités
La veille, plusieurs responsables du pouvoir ont appelé à ne pas suivre le mot d’ordre : le secrétaire général de l’UDPS, le ministre de la Fonction publique, le ministère de l’Éducation, le gouverneur de Kinshasa et le commandant de la police provinciale ont multiplié les messages. Le jour même, un dispositif sécuritaire a été déployé dès l’aube aux principaux carrefours. Les autorités scolaires ont reçu l’instruction de maintenir les établissements ouverts. Aucun incident majeur ni affrontement n’a été signalé.
Natine K.

